Le nouveau premier ministre français, Sébastien Lecornu, a eu son lot de polémiques et voici un échantillon.

Après le vote de confiance de François Bayrou à l’Assemblée, son gouvernement a été renversé. Sébastien Lecornu a alors été nommé comme nouveau premier ministre, le septième en huit ans de Macronie.
Sébastien Lecornu, né en 1986, est un homme politique français issu de l’UMP (Républicains) puis rallié à Emmanuel Macron. Ancien maire de Vernon et plus jeune président de département en 2015, il a été ministre des Collectivités territoriales, des Outre-mer puis des Armées (depuis 2022).
Il est à Matignon depuis 2017 (premier mandat de Macron). Proche de Bruno Le Maire, marqué par un parcours fulgurant et parfois polémique, il devient premier ministre en septembre 2025 à seulement 39 ans. Mais, malheureusement, le nouveau premier ministre a déjà fait face à de nombreuses polémiques qui remontent à peine nommé.
1. Sébastien Lecornu accusé d’homophobie
Depuis qu’il a été nommé, le premier ministre français fait face à de nombreuses critiques et il est actuellement très critiqué pour ses prises de position sur le mariage LGBT+. Sébastien Lecornu s’est opposé au mariage pour tous en 2012, affirmant qu’une famille devait se construire entre un homme et une femme.
En 2015, il s’est prononcé contre la GPA et la PMA, avant de nuancer sa position sur la PMA en 2019, tout en conservant des alliances avec des figures proches de La Manif pour tous.
En 2017, il s’est présenté en binôme avec Catherine Delalande, issue du mouvement Sens commun. Proche du maire de Vernon François Ouzilleau, décrit comme sensible à une influence catholique conservatrice, il est accusé par STOP Homophobie d’avoir contribué à la montée de l’homophobie en France en 2012.
« Le communautarisme gay m’exaspère autant que l’homophobie, […] le mariage est dans nos sociétés la base de la construction de la famille. Et une famille se construit entre un homme et une femme« , aurait-il donc déclaré, comme nous le lisons ici.
2. Le nouveau premier ministre, pro-chasse ?
Sébastien Lecornu, passionné de chasse, a été surnommé le « Monsieur Chasse » officieux d’Emmanuel Macron. Secrétaire d’État à la Transition écologique, il a défendu les chasses traditionnelles et réduit le prix du permis national de chasse. Amateur de cigares et de whisky, il détient lui-même un permis de chasse.
Nommé Premier ministre en septembre 2025 après François Bayrou, il s’attire immédiatement les critiques de La France Insoumise, qui dénonce son rôle de relais des chasseurs, son soutien à des pratiques jugées cruelles et sa proximité supposée avec l’extrême droite. Les militants de gauche réclament sa démission, estimant qu’un chef du gouvernement chasseur est incompatible avec leurs valeurs écologistes et sociales.
Ses défenseurs, notamment dans les milieux cynégétiques, répliquent que ces attaques relèvent du populisme et d’un amalgame entre chasseurs et extrême droite, rappelant que la pratique de la chasse rassemble des profils politiques très variés, comme le dit cet article.
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3. Sa prise de position au sujet du RSA
En 2016, alors président du conseil départemental de l’Eure, Sébastien Lecornu s’oppose à la revalorisation du RSA décidée par le gouvernement Valls. Hostile à ce qu’il appelle « l’excuse sociale », il qualifie le RSA « d’échec budgétaire, d’échec en matière de justice sociale et d’échec en matière de retour à l’emploi ».
Il menace de ne pas appliquer l’augmentation prévue par la loi, dénonçant un clientélisme politique. Son positionnement strict sur le RSA alimente encore aujourd’hui les interrogations sur une éventuelle évolution de ses convictions, lit-on ici.
4. Ce jour où il était soupçonné de « prise illégale d’intérêts »
En 2023, comme le révèle Le Monde, le Parquet national financier a classé sans suite l’enquête visant Sébastien Lecornu pour « prise illégale d’intérêts« . Alors président du conseil départemental de l’Eure, il siégeait aussi comme administrateur rémunéré de la Société d’autoroutes Paris-Normandie (SAPN) et avait participé à des votes concernant cette société.
Le PNF a reconnu que l’infraction était constituée mais a considéré que les délibérations étaient techniques, adoptées à l’unanimité et sans bénéfice direct pour lui. Lecornu a échappé à un procès en remboursant 7 874 euros de jetons de présence perçus entre 2016 et 2017.
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5. Sébastien Lecornu était soupçonné de favoritisme
Comme nous le lisons chez France 3, selon une enquête de Mediapart, Sébastien Lecornu est soupçonné de favoritisme dans l’attribution de deux expositions photo, dont « L’Eure, terre de talents ! » inaugurée en 2022 par l’ancien journaliste de TF1 Jean-Claude Narcy.
Commandées lorsqu’il présidait le conseil départemental de l’Eure, ces expositions ont coûté environ 40 000 euros chacune, juste sous le seuil imposant un appel d’offres, alors que le total dépassait cette limite. Le Parquet national financier a ouvert une enquête pour favoritisme, prise illégale d’intérêts et recel.
Des échanges publiés par Mediapart évoquent des contacts entre Lecornu et ses conseillers au sujet du projet avec la société de Jean-Claude Narcy. Le ministre dément donc tout favoritisme et reste présumé innocent.
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