Refoulé à Miami après 11 heures d’interrogatoire, Omar Artan sera quand même payé par la FIFA. Une compensation qui reste bien loin des 376 000 euros promis aux arbitres de la finale.

L’histoire d’Omar Abdulkadir Artan est l’une des plus injustes de ce début de Coupe du Monde 2026. Après onze heures d’interrogatoire à l’aéroport international de Miami, l’arbitre somalien s’est vu signifier qu’il ne serait pas autorisé à entrer sur le territoire américain. Son passeport diplomatique et son visa américain, pourtant valides, n’y ont rien changé. La FIFA a confirmé dans la foulée que l’arbitre ne pourrait ni s’entraîner ni officier lors de la Coupe du monde 2026. Meilleur arbitre africain de l’année 2025, Artan devait devenir le premier arbitre somalien à officier dans une phase finale de Mondial. Il est depuis rentré en Somalie, où il a été accueilli en héros.
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La FIFA paie, mais sans les bonus
Face à la situation, L’UEFA, de son côté, a décidé de lui confier le sifflet de la Supercoupe d’Europe entre le Paris Saint-Germain et Aston Villa, prévue le 12 août à Salzbourg. Une façon de lui offrir un rendez-vous de remplacement à la hauteur de son niveau.
Un geste de reconnaissance mondialement salué et une occasion pour l’UEFA de piquer à vif la FIFA dont l’image s’est dégradée davantage avec les évènements de ce début du mondial.
Toutefoisn, selon les informations de la BBC, la FIFA s’est engagée à lui verser l’intégralité de son salaire prévu pour le Mondial, même s’il n’arbitrera aucun match de la compétition. Reste que ce salaire de base, aussi juste soit-il, sera très loin de ce que certains de ses collègues pourront empocher au fil du tournoi.
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Jusqu’à 376 000 euros pour les arbitres de la finale
La Coupe du Monde 2026 est aussi celle des records pour le corps arbitral. Selon des chiffres exclusifs publiés par le Times, les 51 arbitres centraux retenus peuvent espérer toucher jusqu’à 100 000 dollars, soit environ 88 000 euros, pour l’ensemble du tournoi. C’est déjà le double de ce que promettait l’édition 2014.
Mais ce n’est que le point de départ. Des bonus de performance s’ajoutent à chaque stade de la compétition pour les arbitres retenus en phase à élimination directe. Les meilleurs, sélectionnés pour officier jusqu’en finale, pourraient cumuler un total allant jusqu’à 325 000 livres sterling, soit plus de 376 000 euros.
Ce barème crée d’ailleurs un paradoxe. Pour espérer atteindre ce jackpot maximal, un arbitre doit espérer que son propre pays soit éliminé rapidement. La FIFA interdit formellement à un officiel de diriger une rencontre impliquant sa nation d’origine. Plus son équipe avance, moins il a de chances d’arbitrer des matchs importants et moins il touche.
Omar Artan, lui, ne sera confronté à aucun de ces dilemmes. Il regardera le tournoi depuis Mogadishu, avec un chèque de la FIFA dans la poche et la Supercoupe d’Europe en ligne de mire. Pas le dénouement qu’il méritait, mais peut-être pas la fin de l’histoire non plus.
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