Le pic des Orionides est attendu dans la nuit du 21 octobre. Ces étoiles filantes sont des débris de la comète de Halley, visible seulement en 2061.

Chaque année à la même période, la Terre traverse un nuage de poussière laissé par un objet que personne ne reverra avant plusieurs décennies. Le résultat s’appelle les Orionides, une pluie d’étoiles filantes dont le pic est attendu dans la nuit du 21 au 22 octobre 2026. Ce qui rend cette pluie particulière ne tient pas à son intensité, plutôt modeste, mais à l’identité de l’objet céleste dont elle provient.
📝 L’essentiel à retenir :
- Le pic des Orionides est attendu dans la nuit du 21 au 22 octobre 2026, avec jusqu’à 20 météores par heure dans de bonnes conditions.
- Ces étoiles filantes proviennent des débris laissés par la comète de Halley sur son orbite.
- La comète de Halley elle-même ne repassera près de la Terre qu’en 2061, sa prochaine occasion suivante n’arrivant qu’en 2134.
Dans cet article :
Des débris vieux de plusieurs siècles
Les Orionides sont composées de grains de poussière abandonnés par la comète de Halley au fil de ses multiples passages dans le Système solaire interne. Quand la Terre traverse cette traînée de débris chaque octobre, ces particules, souvent pas plus grosses qu’un grain de sable, se consument dans l’atmosphère à plus de 66 kilomètres par seconde, laissant derrière elles les traînées lumineuses caractéristiques des Orionides. Sous un ciel bien dégagé et loin de toute pollution lumineuse, l’observateur peut espérer voir jusqu’à une vingtaine de météores par heure au plus fort du pic, un spectacle qui rejoint la liste des phénomènes naturels les plus fascinants à observer sur notre planète.
Une comète que la Terre ne reverra pas avant longtemps
Ce qui distingue vraiment les Orionides des autres pluies de météores, c’est la rareté de leur objet source. La comète de Halley, qui repasse près du Soleil environ tous les 76 ans, a atteint son point le plus éloigné de notre étoile fin 2023 et a depuis entamé lentement son long trajet de retour. Son prochain passage au plus près du Soleil est fixé au 28 juillet 2061. Passé cette date, il faudra attendre 2134 pour la revoir, ce qui signifie que 2061 représente, pour une bonne partie des personnes vivantes aujourd’hui, la seule occasion réaliste d’apercevoir à l’œil nu la comète la plus célèbre de l’histoire.
Pourquoi observer ses débris reste accessible, contrairement à la comète elle-même
C’est justement ce qui rend les Orionides précieuses : sans attendre 2061, elles offrent un rendez-vous annuel avec la trajectoire de Halley, bien plus accessible qu’un hypothétique passage de la comète elle-même. Il suffit de lever les yeux après minuit, quand la constellation d’Orion, d’où semblent jaillir les météores, grimpe suffisamment haut dans le ciel, un peu comme lors d’un autre rendez-vous céleste accessible à l’œil nu, la super lune bleue.
La comète de Halley ne repassera pas avant 2061. Ses débris, eux, traversent le ciel chaque octobre, sans qu’il faille attendre une génération pour les voir.
Les bonnes conditions pour observer le pic de cette année
La nuit du 21 au 22 octobre s’annonce favorable, la Lune étant suffisamment discrète pour ne pas noyer les météores les plus faibles sous sa lumière. Comme pour toute observation d’étoiles filantes, mieux vaut s’éloigner des lumières artificielles, laisser une vingtaine de minutes à ses yeux pour s’habituer à l’obscurité, et privilégier la deuxième moitié de la nuit, lorsque la constellation d’Orion est la plus haute dans le ciel.
Un mois d’octobre qui prolonge un été riche en événements célestes
Cette pluie de météores arrive après un été déjà marqué par plusieurs rendez-vous astronomiques, dont le doublé inédit entre éclipse et Perséides du 12 août, un alignement que la France n’avait plus connu depuis 1999. Les Orionides confirment que l’automne n’a rien à envier à l’été côté ciel étoilé, pour peu que l’on sache où et quand regarder.
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