Jeux vidéo : faut-il en être Pour ou Contre ?

Depuis des années, les jeux vidéo se retrouvent au centre de nombreux débats quant à leurs conséquences. En lisant cet article, vous découvrirez leurs réels effets sur les joueurs.

Effets négatifs des jeux

Le premier jeu vidéo, baptisé « Tennis for Two », est apparu en 1958. Depuis, les jeux n’ont cessé d’évoluer. Leur évolution a été telle qu’ils ont fini par diviser la communauté. Des débats ont longtemps fait rage et jusqu’à aujourd’hui les avis restent mitigés. L’addiction aux jeux vidéos a d’ailleurs fini par être reconnue comme une pathologie par l’OMS. Donald Trump a même affirmé que certains d’entre eux incitaient les jeunes à recourir à la violence. Heureusement, pour démêler le vrai du faux, la science est intervenue.

Les bienfaits des jeux vidéo selon la science

En 2003, l’Université de Rochester a publié les résultats d’une étude menée au sujet des bienfaits des jeux vidéo. Les recherches ont alors démontré qu’y jouer pouvait contribuer à améliorer certaines capacités d’un individu lambda.

Jeux vidéo écran tv

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont fait plusieurs observations sur des joueurs et des non-joueurs. Selon eux, les jeux d’action, notamment ceux décrits comme violents, comme Call of Duty, amélioraient ainsi l’acuité visuelle. Ils permettraient de mieux distinguer les contrastes, ce qui aiderait alors à mieux conduire la nuit, par exemple.

La plupart des jeux vidéo octroieraient également une meilleure motricité chez les joueurs, développant ainsi la coordination entre leurs yeux et leurs mains. Qui plus est, ils leur permettraient d’avoir de meilleurs réflexes, d’améliorer leur intelligence tout en forgeant leur patience.

Jeux vidéo violents

Pour les jeunes, jouer aux jeux de coopération en ligne développerait la capacité à interagir avec les autres ainsi que celle de mieux résoudre des problèmes. En ce qui concerne les plus âgés, cette pratique aiderait notamment à ralentir le vieillissement des cellules cérébrales.

Ceci dit, il a été constaté que les résultats de cette étude n’étaient optimaux que lorsque les sujets jouaient pendant 1 h par jour au maximum. Jouer à des jeux vidéo ne serait ainsi que bénéfique qu’à condition de le faire avec modération.  

Les effets indésirables de cette forme de divertissement

Jeux vidéo pour ou contre

Des effets négatifs ont aussi été constatés à la suite de cette étude. Ils sont apparus lorsque les sujets ont commencé à dépasser 2h de jeu par jour. Les chercheurs ont ainsi conclu que si jouer à des jeux vidéo pouvait participer à combattre l’anxiété et la dépression, une pratique intensive pouvait tout aussi bien produire l’effet inverse.

Toujours d’après les scientifiques, une séance de plus de 2 h par jour augmenterait aussi les risques d’obésité et de surpoids. Le manque d’exercice physique dû à trop de temps passé à jouer à des jeux pourrait également finir par causer une atrophie des muscles.

L’étude a par ailleurs démontré que de trop longues séances de jeux vidéo pouvaient finir par entraîner des problèmes musculosquelettiques à cause d’une mauvaise posture du joueur. L’utilisation exagérée des écrans, elle, causerait de la fatigue, des maux de tête, et affaiblirait les muscles oculaires.

Addiction jeux vidéo

À noter qu’aujourd’hui, l’addiction aux jeux vidéo est un problème qui touche 1 jeune joueur sur 10.

Un joueur est “addict” lorsque :

  • il a des habitudes de jeu incontrôlables,
  • pour lui, les autres activités passent après le jeu,
  • il poursuit sa routine malgré des effets négatifs évidents.

Certains chercheurs ont cependant avancé que ce comportement pouvait être un signe de détresse (anxiété ou dépression). Ainsi, dans de nombreux pays, des programmes de traitement de lutte contre la dépendance aux jeux vidéo ont été créés. Actuellement, il en existe aux États-Unis, en Corée du Sud ou encore aux Pays-Bas. En France, des organismes de lutte contre les addictions sont également présents; de quoi venir en aide aux personnes qui pourraient donc souffrir d’un « gaming disorder » ou trouble du jeu vidéo.

À propos de l'auteur

Nick Olaizola

L’écriture constitue l’une des activités qui me permettent de canaliser ma passion, outre la philosophie, le sport et le jeu d’échecs. Dans tout ce que je fais, j’essaie d’atteindre la perfection, tout en sachant que personne ne pourra la rattraper. « Nous sommes ce que nous faisons répétitivement. L’excellence, donc, n’est pas un acte. C’est une habitude. » - Aristote

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