Une envie de sucre qui revient plusieurs fois dans la journée peut sembler difficile à contrôler. Pourtant, cette attirance pour les aliments sucrés n’est pas forcément une simple question de gourmandise ou de volonté. Certaines habitudes quotidiennes, parfois banales, peuvent favoriser ces envies répétées et rendre plus difficile le fait de s’en détacher.

Avoir souvent envie de sucre peut être lié à la manière dont on compose ses repas, mais aussi au sommeil, au stress ou encore au rythme auquel on mange. Lorsque les repas sont déséquilibrés ou pris de façon irrégulière, les sensations de faim et les envies alimentaires peuvent devenir plus difficiles à gérer. Identifier les habitudes qui entretiennent ce cercle permet alors de retrouver progressivement une alimentation plus équilibrée.
Dans cet article :
Sauter des repas peut renforcer les envies de sucre

Commencer la journée avec un café puis attendre plusieurs heures avant de manger réellement peut sembler anodin, mais cette habitude peut favoriser une faim importante plus tard. Lorsque les repas sont sautés ou très espacés, il devient également plus facile de se tourner vers des aliments rapidement accessibles et très sucrés lorsque la faim finit par se manifester.
Une alimentation organisée autour de repas suffisamment complets permet au contraire de mieux gérer la faim au fil de la journée. Les protéines, les fibres et les bonnes matières grasses participent notamment à la satiété et peuvent aider à éviter les fringales qui poussent à rechercher rapidement une source de sucre.
Des repas trop riches en glucides raffinés peuvent entretenir le phénomène

Pain blanc, biscuits, pâtisseries, céréales très sucrées ou encore certaines boissons sucrées peuvent apporter beaucoup de glucides rapidement disponibles. Après ce type de repas, certaines personnes peuvent ressentir un regain d’énergie suivi d’un coup de fatigue et avoir à nouveau envie de manger quelques heures plus tard.
L’idée n’est évidemment pas de supprimer tous les glucides de son alimentation. Les aliments complets, les légumes, les fruits et les légumineuses apportent également des glucides, mais ils sont accompagnés de fibres et d’autres nutriments qui ralentissent la digestion. Composer des repas associant une source de protéines, des légumes ou autres aliments riches en fibres et une portion adaptée de féculents peut contribuer à une énergie plus régulière.
Les boissons sucrées peuvent entretenir l’habitude du goût sucré

Sodas, boissons énergisantes, thés glacés, cafés aromatisés ou jus très sucrés, ces boissons peuvent représenter une source importante de sucres ajoutés sans donner nécessairement la même sensation de satiété qu’un aliment solide. À force d’en consommer régulièrement, le goût pour le sucré peut également devenir très présent dans les habitudes alimentaires.
Remplacer progressivement ces boissons par de l’eau, une eau pétillante non sucrée ou une boisson chaude sans sucre ajouté peut être une façon simple de diminuer la quantité de sucre consommée quotidiennement. Les boissons sucrées font partie des principales sources de sucres ajoutés et leur consommation fréquente est associée à différents problèmes de santé.
Le manque de sommeil peut aussi jouer sur les envies alimentaires

Dormir trop peu ne perturbe pas seulement la concentration ou l’énergie. Un sommeil insuffisant peut également favoriser de mauvaises habitudes alimentaires et rendre plus difficile la résistance aux aliments très sucrés ou très caloriques.
Lorsque la fatigue s’installe, les aliments apportant une énergie rapidement disponible peuvent devenir particulièrement attirants. Le manque de sommeil est par ailleurs associé à davantage de choix alimentaires défavorables et à une augmentation du stress, deux éléments qui peuvent compliquer la régulation de l’alimentation.
Le stress peut donner davantage envie de manger sucré

Une journée particulièrement stressante peut donner envie de se réconforter avec du chocolat, des biscuits, une pâtisserie ou n’importe quel autre aliment très sucré. Ce phénomène n’est pas uniquement psychologique. Le stress peut modifier l’appétit et favoriser l’attirance pour des aliments riches en sucre ou en matières grasses.
Le problème apparaît surtout lorsque le sucre devient une réponse automatique aux émotions désagréables. Manger quelque chose de sucré peut procurer momentanément une sensation de réconfort. Cela peut renforcer progressivement l’association entre stress et grignotage.
Grignoter machinalement peut renforcer l’envie de sucre

Il suffit parfois d’un paquet de biscuits posé près de l’ordinateur, de quelques bonbons disponibles dans la cuisine ou d’un dessert systématiquement pris après chaque repas pour transformer une envie occasionnelle en véritable routine.
Plus une personne associe une situation précise à un aliment sucré, plus le geste peut devenir automatique. Manger devant un écran, par ennui ou simplement parce que l’aliment est à portée de main peut ainsi brouiller la différence entre une véritable faim et une envie déclenchée par l’environnement.
Une alimentation trop restrictive peut avoir l’effet inverse

Vouloir supprimer brutalement tous les aliments sucrés peut également rendre leur présence encore plus obsédante. Lorsque l’alimentation devient très restrictive, les envies peuvent finir par occuper une place disproportionnée dans les pensées.
Plutôt que de chercher à bannir systématiquement chaque aliment contenant du sucre, il peut être plus réaliste de travailler sur la fréquence et les quantités. Le but est de retrouver une alimentation suffisamment rassasiante et variée pour que le sucre ne devienne plus la réponse automatique à chaque petite faim.
Quelques habitudes peuvent aider à calmer progressivement les envies

Pour réduire ces envies, le premier réflexe consiste à regarder l’ensemble de sa journée plutôt qu’un seul aliment. Des repas réguliers contenant suffisamment de protéines et de fibres, une consommation plus limitée de boissons sucrées, un sommeil plus régulier et une meilleure gestion du stress peuvent progressivement changer la situation.
Il peut également être utile de prendre quelques secondes avant de manger quelque chose de sucré pour se demander s’il s’agit réellement de faim ou plutôt d’une envie liée à la fatigue, à l’ennui, au stress ou à une habitude. Cette simple pause permet parfois de reprendre conscience de ses sensations alimentaires et d’éviter certains grignotages automatiques.
Une envie de sucre persistante mérite parfois d’être explorée

Avoir occasionnellement envie de chocolat ou d’un dessert est parfaitement compatible avec une alimentation équilibrée. En revanche, lorsque les envies deviennent très fréquentes, difficiles à contrôler ou s’accompagnent d’une fatigue inhabituelle, d’une soif importante, de mictions fréquentes ou d’autres changements physiques, il est préférable d’en parler à un professionnel de santé.
Les habitudes de vie ne sont pas les seules explications possibles à des changements persistants de l’appétit. Une évaluation médicale peut permettre de rechercher d’éventuels problèmes métaboliques ou d’autres causes lorsque les symptômes le justifient.
Au final, l’envie permanente de sucre n’est pas forcément une question de manque de volonté. Le rythme des repas, leur composition, le sommeil, le stress et les habitudes de grignotage peuvent tous participer à ce phénomène. En agissant progressivement sur ces différents facteurs, il devient souvent plus facile de retrouver une relation plus sereine avec les aliments sucrés.
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