50 % des articles qui sont publiés sur internet sont écrits par des IA (intelligence artificielle), et ce chiffre est sûrement à la baisse.

Dans cet article :
Will Smith qui mange des spaghettis
Nous utilisons tous l’IA. Vous l’utilisez quand vous jouez à un jeu vidéo, vous l’utilisez également lorsque vous faites une recherche simple sur internet, quand vous utilisez votre téléphone, votre ordinateur, votre réfrigérateur.
L’intelligence artificielle est avant tout un système permettant d’automatiser des tâches de manière « intelligente ». Mais, actuellement, il y a un type d’IA qui fait couler beaucoup d’encre et de salive : l’IA générative, soit celle qui permet de générer des choses « nouvelles » à partir de bases de données.
Créer une photo de toute pièce, écrire un texte, faire un logo, réaliser une vidéo et même un film avec une IA… tout cela devient possible de nos jours et les progrès en cette matière sont fulgurants.
Il n’y a qu’à voir la différence en seulement quelques années avec la fameuse vidéo fake de Will Smith qui mange des spaghettis. L’IA a juste à scanner une base de données ou directement internet pour créer des choses. C’est facile, ça ne coûte pas cher à l’utilisateur et c’est parfois bluffant.
Pourquoi l’intelligence artificielle s’impose ?
Dans un monde capitaliste, où tout doit aller vite, où l’information doit sortir rapidement, où le FOMO (peur de rater une information, car oui avec internet, on partage tout, tout le temps, toutes les infos sont accessibles facilement) est de plus en plus présent, où les réseaux sociaux surpassent parfois les réseaux humains…
Oui, dans un monde où la rentabilité est légion et où, même, chaque passion est transformée en business et en stress constant, l’IA offre aux utilisateurs ce qu’ils demandent : gagner du temps (plus besoin de passer des heures à faire des recherches, à créer quelque chose), et de l’argent (ça coûte moins cher qu’un traducteur, un correcteur, un illustrateur, qu’un vrai journaliste).
Une IA qui fait peur ou une extension logique de nous ?
Et si aujourd’hui reconnaître une image faite par IA est difficile, c’est également le cas avec tout ce qui est posté sur la toile, que ce soit une vidéo ou un texte. Même les commentaires ne sont pas toujours fiables.
Oui, l’IA peut faire peur car elle peut voler des métiers, elle peut aussi venir remplacer les artistes, elle peut même rendre complètement accro, et certains humains peuvent même désormais tomber amoureux de ces robots.
Certains se demandent même si l’IA n’est pas l’extension logique de notre espèce humaine, prêtant également une forme de conscience à ces bots. L’IA n’est pas infaillible et beaucoup de signes peuvent trahir son utilisation dans des images ou des textes. Cependant, même les détecteurs d’IA sont des IA et ne sont pas infaillibles.
Et, au fil du temps, ce qui en ressort est stupéfiant : nous ne pouvons plus faire confiance en rien. Certains se fichent qu’une création ait été faite par une IA ou un humain, et d’autres militent pour que cela soit mieux encadré.

VOIR AUSSI : Peut-on réellement devenir riche avec l’intelligence artificielle comme ils le promettent ?
L’IA est ABSOLUMENT partout
L’IA est partout et elle fait déjà pleinement partie de notre consommation d’internet mais aussi d’autres médias comme les livres. D’après des études, probablement aux chiffres sous-estimés, on estime que plus de 25 % des livres publiés sur Amazon (notamment en autoédition) sont écrits avec l’IA.
Et forcément, beaucoup d’amoureux des livres se posent la question : est-ce bien de lire un livre écrit tout ou en parti par IA ? Doit-on considérer l’IA comme un outil dans ce cas comme Photoshop pour le graphiste ? Le débat reste ouvert et a été largement fait lors du scandale Thélyson Orélien pour le Prix Goncourt.
Pareil pour les vidéos, de plus en plus de vidéos courtes ou longues sont faites avec l’IA (images, voix, etc). « Une étude estime qu’entre 20 et 33% des vidéos proposées par YouTube sont générées par l’intelligence artificielle », lit-on ici.
Et le YouTubeur DirtyBiology en parle d’ailleurs dans sa vidéo récente « la fin de la vulgarisation », où il explique que l’IA est globalement en train de remplacer les vidéos, les livres et les articles, notamment les contenus utiles à la vie quotidienne.
Nous favorisons désormais l’IA pour trouver des informations
Selon certains chiffres, l’IA générative est même déjà en train de grignoter sur la simple recherche sur Google. D’ailleurs Google l’a très bien compris et a mis en place un « mode IA » à son navigateur.
Automatiquement, cela va provoquer autre chose : si l’IA remplace les graphistes, les écrivains ou bien d’autres métiers artistiques, elle semble aussi remplacer les sources d’informations et donc les journalistes.

VOIR AUSSI : Quel sera l’avenir avec l’intelligence artificielle d’ici 2050 ? Les prédictions d’un futurologue
50 % des articles sont écrits par IA
Bien que l’IA ait besoin d’articles écrits par des journalistes pour s’en nourrir, son utilisation va obligatoirement tendre vers l’amoindrissement des articles et médias créés par des humains.
D’ailleurs, selon certains chiffres, donnés par Graphite, plus 50 % des contenus publiés sur Internet seraient désormais générés par IA. Et ça, c’est pour les contenus identifiés comme tels.
Cet article va même encore plus loin en prédisant que 90 % du contenu pourrait être bientôt (ou déjà) généré par IA sur la toile. Une réalité qui nous pousse aussi à nous demander si le vrai problème c’est l’IA ou ce que nous en faisons, ou plutôt, pourquoi nous l’utilisons autant ?
Sans cette course à la rentabilité et au temps gagné, l’humain aurait peut-être encore l’envie et l’amour du travail fait avec un cœur qui bat et non avec une base de données et un cœur de métal ?

Maintenant, une grande partie d’entre vous n’aura pas lu cet article jusqu’au bout (forcément, vous manquez de temps). Nous invitons donc cette petite partie à commenter son avis sur la question dans les commentaires.
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