Sur les réseaux, en musique, dans les séries, dans la littérature, la tendance witchy « de la sorcière » est de retour, mais pourquoi ?

Littérature et séries : la tendance de la « sorcière » est de retour
Dans les années 1990 et 2000, la tendance de la sorcière était déjà bien présente en France et ailleurs. Il y avait d’ailleurs beaucoup de livres, séries, films et autres formes d’art qui traitaient de la sorcellerie.
Par exemple, les livres et les films « Harry Potter« , ou encore la série « Buffy contre les vampires », la série « Charmed« , le film « Hocus Pocus : Les Trois Sorcières », le film « The Craft« , mais aussi « Les Ensorceleuses », pour ne citer que ces exemples.
Il y a 20 ans, cette tendance « witchy » s’ancrait dans une mouvance globale et qui est un peu la même que de nos jours, en 2026.
Premièrement, il y a un désir de retrouver de la « magie » dans le quotidien (donc au travers d’une série, d’un livre, etc.). Et cela passe notamment par l’esthétique « witchy » (un mélange entre esthétique gothique et esthétique féérique).
Et deuxièmement, la sorcière a toujours été un symbole, notamment lié aux femmes, soit le symbole de la libération féminine et de la sororité. D’ailleurs, c’est dans les années 1990 et 2000 que l’histoire des sorcières de Salem a été reprise par beaucoup d’artistes et de femmes comme un symbole féministe.
Et, de nos jours, c’est un peu pour les mêmes raisons que le « witchy » est de retour. On le sait, les tendances vont et reviennent. Et, en 2026, c’est de nouveau l’esthétique de la « sorcière » et son symbole qui font la popularité de la sorcière.
Actuellement, il y a BEAUCOUP de livres, films et séries qui parlent de sorcières. Et notamment qui parlent de sorcières qui s’ignorent. C’est un autre point qui est très apprécié chez les fans de cette tendance « witchy », le fait de se sentir spécial et d’intégrer un groupe de sorcières.
En littérature, on va retrouver beaucoup d’ouvrages, comme « Alchemised » par exemple, qui parlent de sorcellerie, d’alchimie ou d’autres thèmes similaires. Et beaucoup de ces livres s’ancrent d’ailleurs dans d’autres tendances connues sur les réseaux. Par exemple : la tendance Dark Academia ou la tendance Fairycore.
Et, à côté de cela, il y a aussi beaucoup de films, mais encore plus de séries. Impossible de tout citer, mais il y a par exemple : la série « Penny Dreadful« , la série « What We Do in The Shadows« , la série « American Horror Story« , la série « Agatha All Along » avec Patti Lupone, la série « Les Nouvelles Aventures de Sabrina » avec Tati Gabrielle, la série « A Discovery Of Witches », et même le nouveau film d’animation Disney à venir, « Hexed » ou la nouvelle série « Sorcières Academy ».
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Musiques et réseaux sociaux : entre witchy et sororité
Et, en fait, nous retrouvons la tendance de la sorcière dans toutes les formes d’art. Elle est de retour dans les arts visuels, mais aussi dans la musique et sur les réseaux sociaux.
Sur TikTok et dans les reels Instagram, la musique jugée « witchy » (souvent féministe, abordant la libération, parfois aux sonorités folkloriques) est souvent mise en avant en parallèle à une esthétique de « sorcière » (retour à la nature, magie, bougies, esthétique sombre…)
Écouter des artistes cataloguées comme « witchy » en créant soi-même des fioles apothicaires et potions magiques, c’est devenu quelque chose de très tendance. Et donc, parmi ces artistes, il y a par exemple Kiki Rockwell, mais aussi la chanteuse Iluka, sans oublier l’artiste Sofia Isella ou encore la chanteuse Paris Paloma (notamment avec son hymne féministe « labour »).
Et, avant elles, d’autres artistes étaient catégorisés comme telles. C’était par exemple le cas de Dolly Parton, ou encore Stevie Nicks (qui a d’ailleurs joué dans Coven, la saison 3 d’American Horror Story).
Que l’on parle des musiques catégorisées comme « witchy » ou que l’on parle de l’esthétique de la « sorcière » sur les réseaux, il y a toujours les deux mêmes idées. C’est-à-dire : à la fois l’esthétisme (et la romantisation de sa vie, retrouver de la magie) ; mais aussi l’effet de groupe (se sentir intégré à un groupe, un mouvement, ici féministe et libératoire).
Certaines personnes assurent même être des sorcières sur les réseaux sociaux et appellent à créer des « coven », c’est-à-dire des assemblées de sorcières. Une manière de se rassembler autour d’une même passion et autour de mêmes thèmes communs.
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