La franchise horrifique de Scott Cawthon continue de marquer la culture populaire bien au-delà du jeu vidéo. Cette fois, c’est DC Comics qui s’en inspire directement dans le numéro 36 de Green Lantern, en introduisant un groupe de vilains inédit : les mascottes diaboliques de Big Belly Burger.

Depuis son lancement en 2014, Five Nights at Freddy’s a profondément transformé la façon dont l’horreur indépendante peut s’imposer dans la culture mainstream. Ce qui n’était au départ qu’un jeu de survie en point-and-click est devenu un phénomène transmédiatique mondial : films live-action, graphic novels, niveaux jouables dans Funko Fusion, et même un chapitre complet dans Dead by Daylight avec Springtrap comme tueur jouable. Aujourd’hui, l’influence de FNAF atteint un nouveau sommet en inspirant directement l’univers des comics DC.
Dans cet article :
Green Lantern #36 : bienvenue chez Big Belly Burger, la terreur au menu
Dans ce numéro écrit par Jeremy Adams, illustré par Ig Guara, Montos et Romulo Fajardo Jr, une nouvelle menace surgit sur Terre pendant que les Green Lanterns sont occupés ailleurs. Big Belly Burger, chaîne de restauration fictive bien connue des lecteurs DC, dévoile ses nouvelles mascottes officielles. Sauf que ces personnages n’ont rien d’innocent.
L’équipe se compose de :
- Fr-Eyes, dont le chapeau et la coiffure imitent un sachet de frites
- Shakespierre, déguisé en milkshake et capable de projeter des liquides
- Sal-Lad, vêtu d’un costume de salade, avec un sourire particulièrement dérangeant
- Big Belly Bear, dont le contraste entre l’apparence mignonne et l’expression agressive en fait la plus inquiétante du groupe
Leurs yeux rouges brillants et leur capacité à détruire un food truck sans effort révèlent des motivations bien plus sombres que la simple promotion d’une chaîne de fast-food. Le groupe quitte la scène en se fondant dans l’obscurité, une image directement empruntée à l’esthétique de FNAF.

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Pourquoi ce type de vilain fonctionne si bien dans les comics ?
Les mascottes maléfiques restent un archétype dramatiquement sous-exploité dans les comics de super-héros. Pourtant, leur efficacité narrative est évidente : elles détournent des symboles d’innocence pour en faire des vecteurs de terreur, exactement ce que FNAF maîtrise depuis plus de dix ans.
Contrairement aux vilains organiques, des robots animatroniques corrompus ne se négocient pas, ne ressentent pas la douleur et ne présentent aucune des vulnérabilités biologiques habituelles. Ils transforment naturellement une scène d’action de super-héros en thriller claustrophobique, un registre que les Green Lanterns explorent rarement. DC prend ici un risque créatif assumé. Et c’est précisément ce qui rend ce choix intéressant d’un point de vue éditorial.

Un concept qui aurait pu aller encore plus loin dans l’univers DC
On peut légitimement penser que ce type de menace aurait également trouvé sa place à Gotham City. Batman face à une troupe d’animatroniques en décomposition, hantant un parc d’attractions abandonné, représente un terrain narratif encore inexploré qui collerait parfaitement à l’atmosphère de la ville. De même, Flash et ses réflexes surhumains face à un robot erratique possédé par un esprit vengeur poserait des problèmes tactiques inhabituels pour le personnage.
Mais pour l’instant, ce sont les Green Lanterns qui héritent de ces adversaires. Et la situation de Kyle Rayner, dont les pouvoirs de White Lantern fragilisent progressivement son organisme, pourrait faire des Big Belly Burger Mascots une menace bien plus sérieuse qu’il n’y paraît.
Ce crossover culturel illustre clairement une tendance de fond : les franchises nées dans l’horreur indépendante gagnent aujourd’hui une légitimité créative que les grands studios et éditeurs n’hésitent plus à reconnaître ouvertement.
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