Une étude de l’Apec a interrogé une quarantaine de cadres reconvertis dans le numérique. Choix de la formation, intensité des parcours, accès à l’emploi… l’étude décrit un chemin plus complexe qu’attendu.

Avant de se lancer, la grande majorité des personnes interrogées perçoit la tech comme un secteur idéal. Elles y voient un domaine en croissance, qui recrute, propose des salaires élevés, des perspectives d’évolution et la possibilité de télétravailler. S’y ajoute l’idée d’un secteur où l’on peut partir de zéro et se construire un parcours. Une étude de l’Apec, l’Association pour l’emploi des cadres, montre toutefois que les parcours de reconversion se révèlent plus complexes qu’anticipé. Pour établir ce constat, l’Apec a interrogé une quarantaine de salariés, essentiellement des cadres venus d’horizons variés, reconvertis dans la cybersécurité, les réseaux et infrastructures, la data et l’IA, ou le développement..
Dans cet article :
Des formations jugées intenses et exigeantes
Le choix de la formation constitue déjà une difficulté. L’offre est pléthorique, et les salariés interrogés ont eu du mal à s’y retrouver entre cursus longs et courts, université et écoles spécialisées, parcours avec ou sans alternance, le tout pour un coût souvent jugé élevé. La principale difficulté réside dans l’évaluation du niveau des enseignements, de la valeur des certifications et des débouchés réels sur le marché.
Une fois en formation, les reconvertis se disent fréquemment surpris par l’intensité des parcours et par une charge de travail considérable. L’Apec souligne que les personnes dépourvues de bagage scientifique ou technique rencontrent davantage de difficultés. Certains estiment, avec le recul, que la qualité pédagogique des formateurs est inégale et que les enseignements universitaires restent souvent trop théoriques.
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Un accès à l’emploi variable
La majorité des salariés reconvertis ont trouvé un emploi, selon l’Apec. Ceux qui ont visé des métiers très pointus et en manque de main-d’œuvre ont été recrutés plus rapidement. Pour d’autres, l’accès à l’emploi a été semé d’obstacles, les postes les plus techniques étant évalués en fonction du diplôme obtenu, du choix de la formation ou de la qualité des stages.
Les candidats les plus âgés font également état de difficultés, et certains obtiennent une rémunération inférieure à celle qu’ils percevaient avant leur reconversion. Enfin, l’arrivée de l’IA suscite des craintes chez les reconvertis, dans la mesure où elle facilite l’automatisation de nombreuses tâches et pourrait faire disparaître certains métiers.
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