Après trois ans d’absence, Lupin revient sur Netflix depuis le 23 octobre 2026. La série s’était imposée dès 2021 comme un succès international, portée par Omar Sy dans le rôle d’Assane Diop, héritier moderne du gentleman cambrioleur créé par Maurice Leblanc.

Cette quatrième saison change toutefois la donne dès la première scène. Selon la critique de Screen Rant, signée Shealyn Scott, elle mérite un 7/10. La fin de la saison 3 laissait Assane en prison, près de son rival historique, Hubert Pelligrini. Beaucoup de fans s’attendaient donc à un retour de ce dernier. La série prend pourtant le contre-pied. L’épisode 1 démarre quatre ans après la saison 3. Assane doit sortir plus tôt grâce à sa bonne conduite et s’apprête à retrouver son fils. Mais un message piraté s’affiche sur tous les écrans de Paris : Lupin annonce un nouveau braquage.
Dans cet article :
Un double cambriolage qui accuse Assane
Le message annonce que deux musées seront visés simultanément, dans deux villes françaises. Les cibles sont :
- le Grand Saphir de Louis XIV ;
- un tableau représentant le vol des joyaux de la Couronne en 1792.
La police se mobilise, avec les visages familiers de Youssef Guédira (Soufiane Guerrab) et Sofia Belkacem (Shirine Boutella). Assane, lui, patiente dans une cage de verre pour prouver son innocence. À huit heures précises, les lumières s’éteignent, puis Assane disparaît de la cage.
Le vol réussit, et le drame suit. Après une course-poursuite, la capitaine Belkacem est jetée du haut d’un bâtiment. Assane passe alors de suspect à fugitif.
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Assane mène l’enquête pour prouver son innocence
Assane commence par reconstituer le déroulement des faits. Il découvre notamment un écran LED qui l’a dissimulé dans la cage, ainsi qu’un faux tableau soluble placé au musée d’Avignon. Puis une vidéo l’accable : il apparaît clairement sur les lieux du crime.
Il comprend alors qu’il affronte un imitateur sophistiqué, capable de détruire sa vie. L’idée du copycat n’est pas nouvelle en soi. Elle fonctionne ici parce qu’elle touche la relation entre Assane et son fils, déjà fragilisée par des années d’absence. La critique souligne d’ailleurs une représentation très réaliste de cet éloignement entre un père qui veut mieux faire et un fils habitué à la déception.
Ensuite, le tableau volé a une valeur personnelle pour Assane, comme le révèle un flashback de Benjamin (Antoine Gouy). L’ennemi connaît donc bien le héros. Par ailleurs, la série écarte rapidement la piste de la famille Pelligrini. Un nouvel antagoniste, probablement animé par une vengeance personnelle, entre donc en scène.
Enfin, l’imitateur utilise une technologie de deepfake, qui peut retourner l’opinion publique contre Assane.

Le vrai Lupin ne tue pas
L’attaque contre Belkacem pèse aussi sur l’image du personnage. Assane le rappelle lui-même à Guédira : le vrai Lupin ne tue jamais. Cette règle, héritée de l’esprit des romans de Maurice Leblanc, distingue le gentleman cambrioleur d’un simple criminel. Assane cherche donc autant à blanchir son nom qu’à rappeler à la France ce qu’est un authentique gentleman cambrioleur.
Le ton de l’épisode laisse déjà entendre une dernière aventure. La critique estime que l’histoire tourne autour d’un dilemme. Si Assane retrouve le goût du vol, il déçoit son fils. S’il raccroche définitivement le costume, le récit n’a plus d’issue.
Elle émet aussi une réserve : l’intelligence artificielle est un sujet sensible. Les spectateurs viennent chercher de l’évasion, et voir leur antihéros battu par des deepfakes peut déranger.
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