Sept ans après sa sortie, Kingdom reste l’une des meilleures séries de zombies jamais produites, et pas seulement en Corée du Sud. Diffusée sur Netflix en 2019, cette fresque historique en 13 épisodes réserve tant de détails qu’une seule visionnage ne suffit pas à tout saisir.

Le succès de Train to Busan (2016), signé Yeon Sang-ho, a changé la donne. Depuis, la Corée du Sud s’est imposée comme un acteur majeur du genre, avec une approche bien distincte de celle d’Hollywood. Dans Kingdom, les infectés sont rapides, féroces et d’une agressivité extrême. Leurs mouvements reposent largement sur la physicalité des acteurs. Par ailleurs, les cinéastes coréens mêlent volontiers les zombies à d’autres genres, ce qui renouvelle constamment les récits.
Dans cet article :
De quoi parle Kingdom ? Une enquête politique à l’époque Joseon
Dans ce paysage, Netflix a joué un rôle clé en offrant à ces productions une audience mondiale. Et si Train to Busan a prouvé que la Corée pouvait rivaliser avec les grosses productions américaines, Kingdom a, démontré sa suprématie sur le terrain du zombie.
L’intrigue se déroule pendant la période Joseon. Tout commence lorsque le prince héritier enquête sur la mystérieuse maladie qui frappe le roi. Rapidement, il découvre bien plus qu’une simple affection : une épidémie cauchemardesque et un complot politique qui menace tout le royaume.
La série s’inspire du webtoon The Kingdom of the Gods, écrit par Kim Eun-hee, qui officie aussi comme showrunner. Dès sa première saison, elle a séduit la critique par son mélange des genres et sa qualité quasi cinématographique.
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Pourquoi regarder Kingdom deux fois ?
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Kingdom n’est pas qu’une histoire de zombies. Les véritables monstres sont ici les hommes dévorés par leur soif de pouvoir. Entre corruption, négligence et inégalités de classe, la série dresse un portrait sévère d’une élite prête à tout pour conserver ses privilèges.
Cette critique s’appuie sur un fait réel. En effet, Kim Eun-hee s’est inspirée d’un document historique du XIXe siècle relatant une épidémie inexpliquée. Elle en a fait une fable sur la cupidité systémique.
Un pari à 35 milliards de wons largement gagné
Netflix a misé gros : 35 milliards de wons investis dans la série. Le pari s’est révélé payant. Après la sortie de la saison 2 en 2020, Kingdom a dominé les classements du top 10 de la plateforme dans le monde pendant plusieurs semaines. La critique a suivi, avec un score quasi parfait sur Rotten Tomatoes.
Surtout, ce succès a eu un effet d’entraînement. Il a incité Netflix à investir dans d’autres productions sud-coréennes d’envergure, dont Squid Game et Sweet Home. Autrement dit, Kingdom a contribué à ouvrir la voie à la vague coréenne que l’on connaît aujourd’hui sur la plateforme.

Kingdom saison 3 : pourquoi la série reste en suspens ?
Malgré ces résultats, aucune saison 3 n’a été officiellement commandée. Cet arrêt serait lié à des conflits d’agenda et des coûts de production élevés.
Le seul prolongement reste le spécial Kingdom: Ashin of the North (2021). Il retrace les origines d’Ashin, incarnée par Jun Ji-hyun, qui aurait probablement été l’antagoniste principale d’une éventuelle saison 3.
En attendant, Netflix mise sur une autre franchise de zombies : All of Us Are Dead. Cette série horrifique aux accents de teen drama doit revenir pour une saison 2 en 2027.
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