L’intelligence artificielle pourrait-elle dépasser l’intelligence humaine ?

La technologie de l’intelligence artificielle a largement progressé ces dernières années. Que ce soit en termes d’efficacité, de rapidité et de technologie, leurs capacités et applications sont de plus en plus surprenantes.

Le progrès exponentiel de l’intelligence artificielle reste un phénomène étonnant qui intrigue et inquiète bon nombre de personnes. Les chatbots, les assistants vocaux et les robots humains ont de plus en plus de faciliter à adopter le langage humain naturel. On peut d’ailleurs remarquer que certains de ces agents virtuels disposent à présent d’une “personnalité”. Il devient alors de plus en plus difficile de déterminer si l’on parle à une machine ou bien à un humain. Étant donné le rythme auquel ils fleurissent, il est tout à fait normal qu’y ait chez certain ce sentiment d’envahissement.

Intelligence artificielle : robot humain ?

Faut-il craindre l’intelligence artificielle ?

L’IA représente une vaste branche de l’informatique qui vise à construire des machines capables d’imiter l’intelligence humaine. Le plus gros avantage de cette technologie est la facilité de ces machines à résoudre des problèmes complexes en un temps record. Une singularité qui semble déjà dépasser les capacités humaines, si l’on pense à la puissance des supercalculateurs d’IBM par exemple. Quoique l’IA trouve justement sa raison d’être dans la résolution des tâches qui s’avèrent trop laborieuses, trop complexes ou trop dangereuses pour l’Homme.

Le cerveau humain possède plusieurs terminaisons nerveuses qui lui procurent des aptitudes d’adaptation inégalables. Cette particularité lui confère les aptitudes nécessaires pour appréhender correctement son environnement à son avantage. Une habileté que ces machines ne peuvent pas encore cerner. A priori, les assistants virtuels et les robots intelligents se cantonnent à des tâches spécifiques. Par conséquent, ils sont asservis à leurs fonctions et donc incapables d’atteindre un niveau de raisonnement complexe.

Intelligence des concepteurs

Le test de Turing est une expérience menée par Alan Turing en 1950. Il a pour objectif de prouver si une machine peut, oui ou non, se faire passer pour un humain. Selon l’université de Reading, Eugène Goostam est la première intelligence artificielle à avoir convaincu 33 % des juges. Pour ce faire, Eugène se présente comme un adolescent ukrainien qui a des difficultés dans l’apprentissage de la langue anglaise. Loin de la perfection des machines, il serait le premier à avoir passé le test de Turing.

En revanche, il ne faut pas oublier qu’Eugène Goostam reste une programmation d’ordinateur. D’ailleurs, avec cet agent virtuel, on peut constater qu’il a tendance à mener la discussion vers des sujets qu’il maîtrise. Alors que l’on se concentre son intelligence, on omet parfois de voir le talent et l’imagination de ses concepteurs.

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Les limites actuelles de l’Intelligence artificielle 

Les champs d’application sont limités aux algorithmes

L’intelligence artificielle n’est capable d’exécuter que les tâches pour lesquelles elle est programmée. Certes, elle les effectue avec une efficacité indéniable, mais reste incapable de porter un jugement sur ses actions. Les ordinateurs peuvent être étonnamment multitâches, mais de par leur nature, ils sont limités aux algorithmes.

Contrairement aux machines, les humains possèdent un certain nombre d’aspects qui sont non algorithmiques. Citons, à titre d’exemple, la créativité, la sensibilité et la conscience qui sont des facultés que l’on ne peut pas simuler sur un programme informatique.

« Une des choses que nous pouvons identifier que les humains peuvent faire et que les ordinateurs ne peuvent pas faire sont des choses qui sont non algorithmiques. Si c’est non algorithmique, cela signifie que c’est non-calculable. »

Robert J. Marks

Le manque de discernement

Pour atteindre le même niveau que l’Homme, il faudrait que ces machines disposent d’une connaissance assez vaste du monde. Pourtant, comme un agent virtuel n’expérimente pas vraiment les évènements, mais se nourrit à la place de bases de données, sa compréhension de la réalité demeure limitée. Ainsi, face à des situations de crise dont la résolution nécessite un raisonnement moral, il est incapable de prendre des décisions d’une manière autonome.

En outre, l’intelligence artificielle ne se trouve pas en mesure d’acquérir des expériences subjectives. Ainsi, un ordinateur produit un travail basé sur des calculs et des traitements de données qu’il ne comprend pas forcément.

La possibilité d’une intelligence artificielle forte

Actuellement, l’avancée de la technologie n’a permis de concevoir que des IA faibles avec des capacités limitées. Néanmoins, les scientifiques ont envisagent la possibilité d’une IA forte qui serait capable de reconstituer l’esprit humain dans son intégralité. Il s’agirait d’une avancée majeure qui pourrait engendrer entraînerait des prouesses inimaginables.

Le postulat est que l’IA forte possède plusieurs facultés telles que l’intelligence cognitive, psychomotrice, sociale et émotionnelle. L’objectif étant le développement d’une conscience et d’une volonté émanant d’elle-même et qui la rendrait entièrement autonome.

Jusqu’à présent, la création d’une IA forte relève encore du fantasme. À ce propos, les avis d’experts divergent. D’une part, certains estiment que c’est éventuellement réalisable d’ici 10 à 15 ans. D’autre part, d’autres pensent que l’idée relève de l’utopie pour encore plusieurs siècles.

En somme, même si l’intelligence artificielle surpasse celle de l’Homme dans certains domaines, tous ces actes restent le fruit de tâches répétitives inscrites dans son système. Par ailleurs, aucune machine n’a la faculté de défier ses fonctions de base limitée, en tout cas pour l’instant. En conséquence, l’IA reste incapable d’anticiper des situations hors de la portée de sa programmation. La principale crainte concernant l’intelligence artificielle relève de la fiction et vient généralement d’un manque de compréhension du sujet. Au-delà des spéculations, il faut savoir que l’IA a jusqu’ici rendu grandement service à l’Homme.

À propos de l'auteur

Nick Olaizola

L’écriture constitue l’une des activités qui me permettent de canaliser ma passion, outre la philosophie, le sport et le jeu d’échecs. Dans tout ce que je fais, j’essaie d’atteindre la perfection, tout en sachant que personne ne pourra la rattraper. « Nous sommes ce que nous faisons répétitivement. L’excellence, donc, n’est pas un acte. C’est une habitude. » - Aristote

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