Selon un leaker, la mémoire et le stockage de la PS6 dépasseraient déjà 680 dollars à eux seuls. La crise des composants, alimentée par l’IA, menace de faire exploser le prix de la console.

La PS5 Pro et ses 799 euros nous avaient déjà préparés à des tarifs élevés. Les signaux qui remontent des chaînes de production concernant la PlayStation 6 vont pourtant encore plus loin. D’après une fuite récente, le coût de fabrication de la future console de Sony subit une hausse inhabituelle. La seule mémoire embarquée dépasserait le prix de vente d’une PS5 complète à son lancement. Forcément, cela nourrir des inquiétudes sérieuses sur le ticket d’entrée de la prochaine génération.
D’où vient cette estimation alarmante
L’information provient de Kepler_L2, un informateur actif sur les forums spécialisés comme NeoGAF et déjà à l’origine de plusieurs fuites sur l’architecture des puces AMD qui équipent les PlayStation. Répondant à un internaute qui espérait un prix public de 680 dollars, il a indiqué que la mémoire vive et le stockage flash dépassaient déjà, à eux seuls, ce montant. Même si ces chiffres n’ont rien d’officiel et doivent être pris avec prudence, on peut entrevoir que le prix de la prochaine console ne sera nullement un cadeau. Aussi, l’historique du leaker lui apporte un poids certain.
Surtout, cette estimation s’inscrit dans une trajectoire ascendante. Au printemps 2026, le même informateur évaluait la nomenclature complète des composants, le fameux Bill of Materials, autour de 760 dollars. Quelques mois plus tard, ce total grimpait à environ 960 dollars, soit 200 dollars de plus en très peu de temps.
Il faut rappeler que les 680 dollars évoqués pour la mémoire excluent le reste de la machine, à savoir le processeur AMD, le refroidissement, la carte mère, l’alimentation, la manette et l’assemblage. La facture brute dépasse donc allègrement les 1 000 dollars avant même la mise en boîte.

VOIR AUSSI : « Vous ne posséderez rien » : Sony le confirme à ses joueurs PlayStation
L’IA, principale responsable de la flambée
Le coupable désigné de cette hausse est l’IA. Nous l’avions révélé depuis des mois. Les géants de la tech construisent des centres de données gigantesques qui absorbent l’essentiel de la production mondiale de puces mémoire DRAM et NAND flash. Ces clients professionnels paient cher et dégagent de fortes marges, si bien que les fabricants les servent en priorité, ce qui raréfie et renchérit les composants destinés au grand public.
L’ampleur du phénomène dépasse le cas de Sony. Microsoft, en justifiant une hausse de prix de ses Xbox Series X et S, a expliqué que les coûts de la DRAM et de la NAND avaient été multipliés par environ 2,5 depuis le début de la crise. Pire, cela pourrait s’aggraver d’ici 2027.
La Steam Machine de Valve prouve la mécanique. Annoncée autour de 1 049 dollars, elle visait initialement un tarif bien plus bas avant que la demande liée à l’IA ne fasse grimper le coût de la mémoire. Pour viser de la 4K native à 120 images par seconde, Sony aurait besoin d’une mémoire rapide de type GDDR7, dans une configuration généreuse. Cela laisse peu de marge pour réduire la facture sans brider la console pour les années à venir.
Un prix de lancement qui pourrait dépasser 1 000 euros
Le modèle économique historique des consoles consistait à vendre le matériel à perte pour constituer rapidement une large base de joueurs, puis à se rémunérer sur les jeux et les abonnements. Cette logique semble s’essouffler. Hideaki Nishino, à la tête de Sony Interactive Entertainment, a indiqué aux investisseurs que l’entreprise ne comptait pas, en principe, vendre son matériel à perte de façon significative.
Dans ces conditions, un prix avoisinant ou dépassant les 1 000 euros devient crédible. Un tel positionnement ferait glisser la PlayStation du salon familial vers le statut de produit technologique haut de gamme, comparable aux cartes graphiques les plus chères sur PC. La PS5 Pro, vendue sans lecteur de disque et à un tarif premium, a d’ailleurs pu servir de test pour mesurer jusqu’où une partie du public est prête à payer.
Face à ce risque, Sony pourrait aussi choisir de temporiser. Plutôt que de lancer fin 2027 une console jugée trop chère, le constructeur pourrait repousser la PS6 à 2028, en pariant sur une détente du marché des semi-conducteurs d’ici là. Aucune date de sortie ni aucun prix n’ont pour l’heure été officialisés, et ces projections restent des estimations tant que Sony n’a rien confirmé.
BuzzWebzine est un média indépendant. Soutiens-nous en nous ajoutant à tes favoris sur Google Actualités :






