100 % sur Rotten Tomatoes, comparaisons avec The Raid, casting martial d’exception. The Furious de Kenji Tanigaki s’impose en quelques jours comme une référence du film de combat.

L’arrivée de l’été semble attirer le succès dans les salles obscures. Après la course tonitruante de Michael, le succès fulgurant d’Obsession, The Furious sidère de plus en plus de personnes, critiques comme spectateurs. Le film d’action 2026 de Kenji Tanigaki compte parmi les meilleurs films de combat du XXIe siècle, et les critiques qui sortent depuis sa sortie internationale le 10 juin 2026 convergent toutes vers la même conclusion : le cinéma d’action vient de trouver une nouvelle référence.
Dans cet article :
Un père ordinaire, un journaliste brisé, et un empire criminel à détruire
Le film suit Wang Wei, un artisan dont la fille Rainy est enlevée par un réseau de traite d’enfants. En tentant de la retrouver, il croise la route de Navin, un journaliste qui cherche lui-même sa femme disparue alors qu’elle enquêtait sur la même organisation. Deux hommes liés par la même perte, qui décident de remonter seuls jusqu’à la tête du réseau.
Le scénario ne dépasse jamais son cadre de série B, mais il possède l’intelligence de se mettre entièrement au service de ses scènes d’action. C’est un choix assumé, et le bon. Personne ne va voir The Furious pour la profondeur de ses dialogues et Tanigaki ne prétend pas le contraire.
Ce qui élève le film au-dessus du lot, c’est son casting. Xie Miao apporte son wushu, Joe Taslim son silat et son MMA, Brian Le une souplesse et une vivacité impressionnantes, Yayan Ruhian son efficacité au corps à corps, et Joey Iwanaga un style acrobatique qui rend son personnage de méchant détestablement crédible. Chacun dans son style, chacun à son niveau, et Tanigaki sait cadrer l’ensemble pour que tout reste lisible malgré le dynamisme, viscéral et presque animal.
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Pourquoi c’est déjà le meilleur film d’action de l’année ?
Si vous avez aimé The Raid, c’est que vous prendrez du plaisir devant The Furious. Cependant, les deux films divergent parfaitement sur divers points. Par exemple, là où The Raid construisait ses affrontements en huis clos dans les étages d’un immeuble, The Furious cherche autre chose.
Le film enchaîne des scènes de combat où un seul personnage affronte simultanément cinq, six, parfois davantage d’adversaires, filmées en plans larges et continus, sans coupes fréquentes qui dissimuleraient les chorégraphies. La caméra reste suffisamment éloignée et suffisamment stable pour que le spectateur voie l’intégralité de chaque échange. C’est un peu la même technique avec Tyler Rake dans Extraction 2, dans la scène de la prison.

Aussi, le casting réunit cinq disciplines martiales distinctes incarnées par des pratiquants réels : le wushu de Xie Miao, le silat de Joe Taslim et Yayan Ruhian, des techniques de MMA, et un style acrobatique pour le personnage du méchant joué par Joey Iwanaga. Chaque combat change donc de registre selon qui s’affronte : c’est vraiment crédible.
Si certains disent qu’il est trop tôt pour proclamer The Furious meilleur film d’action de l’année, la surprise sera de taille que ce ne soit pas lui. C’est exactement la nuance qui s’impose : le film est sorti depuis quelques jours, et l’année n’est pas terminée. Mais le score de 100 % sur Rotten Tomatoes au moment des premières critiques, le casting réuni, et la signature d’un coordinateur de cascades passé derrière la caméra avec une maîtrise totale de son sujet constituent des arguments difficiles à contester.
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