Il n’a fallu que peu de temps pour que des squatteurs ne s’emparent de leur appartement, le temps de faire leurs courses.

C’est la hantise de nombreux propriétaires ou de nombreux locataires : rentrer chez soi après une sortie ou des vacances et retrouver sa maison assiégée par des squatteurs. C’est ce qui arrive à de très nombreux Français, parfois impuissants face à la situation. Et c’est ce qui est arrivé à un couple qui a découvert leur logement squatté en rentrant des courses.
Pourquoi les squatteurs ont « le droit » de rester chez vous ?
La loi sur le squat est très stricte : le fait de squatter illégalement (donc de s’introduire et de rester chez quelqu’un sans son autorisation) est interdit et punissable par la loi.
Mais, malheureusement, il existe des règles que beaucoup de propriétaires ne comprennent pas. Des milliers de personnes en sont victimes en France : passé un certain délai de squat, il est très difficile de déloger des indésirables.
Comme nous l’expliquions dans cet article très détaillé sur le sujet, vous avez généralement un délai de 48 heures pour faire constater le squat et prouver que vous êtes bien propriétaire des lieux. C’est obligatoire. Pour faire déloger des squatteurs, il faut prouver le squat et prouver que c’est votre logement. Passé 48 heures, il est cependant beaucoup plus difficile de déloger les intrus, et cela doit souvent se régler devant la justice.
En France, sachez que vous n’avez pas le droit de faire justice vous-même. Déloger soi-même des squatteurs est punissable.
Nous avons récemment eu le cas avec cette femme bordelaise qui a tenté de déloger les squatteurs de chez elle, mais cela peut lui coûter très cher.
Pour éviter ce genre de situations, il existe plein de méthodes pour protéger son logement. Cependant, même avec ces éléments dissuasifs et protecteurs, cela peut toujours vous arriver. Et, cela peut aller très vite. La preuve avec ce couple qui a retrouvé son logement squatté en rentrant des courses.

Un couple retrouve son appartement squatté en rentrant des courses
Les faits n’ont pas eu lieu en France cette fois-ci, mais en Espagne. Dans la ville de Bujalance, un couple était parti faire des courses. Rien de plus banal. Mais, en rentrant chez eux, ils ont découvert des squatteurs qui avaient pris possession de leur appartement.
Comme le révèle ce média espagnol, les faits ont eu lieu ce mardi 10 juin 2025. Le couple espagnol était parti faire de simples courses en ville. Eloísa et son époux ont cependant découvert que leur appartement était occupé en rentrant de leurs emplettes. Ce sont leurs voisins qui les ont prévenus à leur retour.
Les squatteurs étaient une famille qui s’était alors introduite dans leur logement durant leur absence. Lorsque le couple est arrivé, la famille était en train de se débarrasser de leurs affaires. La famille était en train de jeter leurs affaires dehors afin de vider les lieux et en prendre possession.
Mais, le pire était à venir. Lorsque le couple a pris connaissance de la situation, Eloísa a été agressée par les intrus. Armés de bâtons et même de chaînes de tronçonneuse, ils ont agressé sauvagement la femme, la laissant inconsciente au sol.
Les voisins ont alerté la police. « Lorsqu’ils ont entendu les sirènes, ils se sont arrêtés. Si les policiers avaient mis 30 secondes de plus, ils nous tuaient », explique Eloísa. Son époux, lui, a également été frappé et s’en tire avec 20 points de suture à la tête.
Heureusement, les squatteurs ont été interpellés par la police. Apparemment, cette famille serait bien connue dans la zone et une partie de cette famille occuperait déjà l’appartement du dessous.

Des indésirables investissent une piscine dans le Tarn
Mais, clairement, le couple n’est pas seul dans ce genre de situation. D’autres situations de squats demeurent invraisemblables. Par exemple, dernièrement, des squatteurs ont investi la piscine d’une résidence privée à Gaillac dans le Tarn.
Depuis qu’ils squattent les lieux, il y aurait eu des vols, mais aussi de graves menaces. « On va revenir tout brûler », auraient-ils balancé en menaçant les habitants de cette résidence.
Un homme décide de squatter son propre logement pour déloger les intrus
Autre exemple à Chicago aux USA. D’après cet article, un homme a retrouvé son logement squatté et a décidé de déloger les squatteurs d’une manière très originale : il a décidé de squatter son propre logement, l’arroseur arrosé comme on dit.
« La police m’a dit qu’elle ne pouvait rien faire. Il fallait saisir un tribunal civil », a expliqué Marco Velazquez. Il a donc décidé de squatter sa propre maison pour déloger les squatteurs.
« Nous avons passé une nuit entière avec eux. Nous sommes restés dans le salon, à surveiller la porte. Ils sont restés dans une des chambres », explique Marco.

100 000 euros de préjudice pour cette propriétaire
Et, parfois, les conséquences du squat peuvent être désastreuses financièrement. Beaucoup de propriétaires se retrouvent à payer double s’ils n’arrivent pas à remettre la main sur leur logement. Payant alors le crédit de leur logement et la location d’un autre pour éviter de se retrouver sans toit.
D’autres se retrouvent avec des factures salées en charges et en travaux, une fois leur habitation récupérée. Par exemple, comme le rapporte cet article, en Ille-et-Vilaine, une propriétaire a également été victime de locataires mauvaises payeurs. Deux ans sans payer de loyer et un préjudice énorme d’environ 100 000 euros.

VOIR AUSSI : Au bout de combien de temps un squatteur peut-il devenir propriétaire de votre maison ?
Les cas de cet homme de 90 ans et d’une journaliste : 17 000 euros et 5000 euros à payer
Même combat à à Poitiers, où un propriétaire a vu sa maison se faire squatter. L’homme de 95 ans a même eu droit à une belle facture d’eau de 17 000 euros au départ des intrus. « Les éviers ont été arrachés, l’eau coulait à flots », aurait déclaré l’avocat du propriétaire, comme le rapporte Le Figaro.
Et, récemment, une journaliste a même dû payer 5000 euros pour récupérer sa maison. La maison était squattée et elle appartenait initialement à sa défunte mère. Comme le relate cet article, il s’agissait initialement de locataires mais qui ont arrêté de payer leur loyer.
« Non seulement ils ont arrêté de payer, mais les voisins ont commencé à nous alerter sur des comportements dangereux. On nous a parlé de conflits, de drogues. C’était très angoissant », a déclaré la journaliste.
Comme l’explique cet article de Capital, les chiffres du squat en France sont monstrueux. Selon l’observatoire des squats, « depuis janvier 2021, 124 demandes de procédures sont remontées aux préfets dans des cas supposés de squats ».
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