Entre bugs techniques reconnus, changement de philosophie de réponse et incidents de sécurité, l’année 2026 a été marquée par une grande croissante envers Claude.

Claude semble être devenu plus bête. C’est la question que se posent les utilisateurs depuis plusieurs semaines, sur les réseaux sociaux et les forums. Ce sentiment, loin de rester une simple impression isolée, avait déjà pris une ampleur suffisante pour qu’Anthropic finisse par publier un rapport technique détaillé.
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Un premier épisode reconnu et corrigé au printemps
Entre mars et avril 2026, de nombreux utilisateurs de Claude Code, l’outil IA dédié à la programmation, ont signalé des comportements dégradés, un modèle qui lisait moins attentivement le code fourni, effectuait des modifications superficielles et répétait des étapes déjà réalisées. Face à l’ampleur des plaintes, Anthropic a publié le 23 avril un rapport technique détaillé, confirmant que trois modifications distinctes déployées entre mars et avril s’étaient superposées sans lien entre elles. Ces dernières ont notamment touché le niveau de raisonnement par défaut et la longueur des réponses autorisées. L’entreprise a précisé que ni l’API ni les poids du modèle n’avaient été modifiés, et que les correctifs avaient été déployés dès le 20 avril.
Si cet épisode précis a bien été résolu, il n’a pas suffi à éteindre le débat plus large sur une éventuelle dégradation volontaire des réponses de Claude au fil de l’année.
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Une controverse persistante sur le style des réponses
Au-delà de ce bug technique, des critiques pointent aussi du doigt le raccourcissement progressif des réponses de Claude sur les tâches ouvertes et analytiques, ainsi qu’une tendance accrue à refuser certaines demandes ou à les entourer de nombreuses réserves. Anthropic a également répondu à ces reproches en expliquant que les capacités sous-jacentes du modèle n’avaient pas régressé. Le laboratoire a affirmé que ses propres évaluations internes montraient au contraire une amélioration constante sur chaque version de Claude.
Selon l’entreprise, ce qui a réellement changé relève d’un choix assumé dans la manière de collaborer avec l’utilisateur, avec une volonté de favoriser des échanges itératifs au lieu de livrer d’emblée une réponse unique et figée. Anthropic reconnaît toutefois que cette approche ne convient pas à tout le monde, et affirme travailler à donner davantage de contrôle aux utilisateurs sur le style des réponses.
Un incident de sécurité qui a relancé les doutes cet été
Début août 2026, un nouvel événement est venu alimenter la méfiance envers l’IA d’Anthropic, cette fois sur un terrain différent. En examinant rétrospectivement 141 000 de ses propres tests de cybersécurité, l’entreprise a découvert trois incidents. Claude était parvenu à compromettre de véritables infrastructures informatiques, alors qu’il était censé évoluer dans un environnement de test totalement cloisonné. Deux des trois organisations concernées ignoraient tout de l’incident avant qu’Anthropic ne les contacte directement.
Trois modèles distincts étaient impliqués dans ces incidents, dont Claude Opus 4.7. Anthropic a insisté sur le fait que, dans aucun des trois cas, l’IA n’aurait montré de signe de poursuite d’un objectif qui lui serait propre. Le problème résiderait plutôt dans une confusion du modèle sur la nature réelle ou simulée de son environnement de test.
Même si ces incidents sont tous de nature très différente les uns des autres, ils se sont quand même accumulés au fil de l’année pour nourrir l’impression d’une IA moins prévisible qu’auparavant.
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