Sous le maillot des Bleus, une brassière discrète cache une technologie qui en dit long sur la performance des joueurs au Mondial 2026.

En zoomant sur les images du Mondial 2026, certains supporters ont remarqué un détail sous le maillot de plusieurs joueurs, dont ceux de l’équipe de France : une brassière moulante, visible au niveau du haut du dos ou de la poitrine. Rien à voir avec un sous-vêtement classique. Ce tissu discret est en réalité un boîtier de collecte de données sportives.
📝 L’essentiel à retenir : cette brassière maintient un traceur GPS contre le haut du dos des joueurs, souvent des modèles STATSports ou Catapult. Sa fonction n’a rien à voir avec le soutien musculaire : elle sert à mesurer en temps réel la vitesse, la distance parcourue et l’intensité de l’effort de chaque joueur, y compris Kylian Mbappé.
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Une brassière, pas un vêtement de confort
Le docteur Stefan Fröhlich, spécialiste en traumatologie du sport et médecin attitré du FC Zurich, l’explique simplement : cette pièce de tissu n’est pas conçue pour soulager le dos ou soutenir quoi que ce soit. Elle sert uniquement à maintenir en place, contre le corps, un petit boîtier électronique chargé de suivre la performance physique du joueur pendant tout le match.
Erling Haaland, attaquant de Manchester City, fait partie des joueurs régulièrement associés à ce type de dispositif en club. Mais l’usage s’est largement banalisé, au point que la plupart des sélections présentes au Mondial 2026, dont celle de Didier Deschamps, équipent désormais leurs joueurs de façon quasi systématique à l’entraînement comme en match officiel.
Ce que ces boîtiers mesurent vraiment
Les systèmes de type EPTS (Electronic Performance and Tracking Systems) enregistrent en continu plusieurs indicateurs : vitesse de pointe, distance totale parcourue, nombre d’accélérations et de décélérations, et charge physique cumulée sur la rencontre. C’est notamment grâce à ces données que l’on sait que plusieurs joueurs de haut niveau ont déjà dépassé les 38 à 40 km/h en situation réelle de match, un chiffre bien plus révélateur que la vitesse mesurée sur une piste d’athlétisme, puisqu’il tient compte de la fatigue et de la pression de la compétition.
Après chaque rencontre, ces données sont analysées par le staff médical et physique pour ajuster la charge d’entraînement, anticiper les risques de blessure et comparer objectivement les performances. Un enjeu de taille pour des joueurs dont les salaires dépendent aussi de leur forme physique sur la durée.
Attention à ne pas confondre avec la veste de refroidissement
Autre nouveauté visible au Mondial 2026, portée celle-là par-dessus le maillot et non en dessous : la veste de refroidissement Climacool développée par Adidas. Ce dispositif, hérité des cockpits de Formule 1 et adapté avec des clubs comme Manchester United ou la Juventus, contient un gel congelé avant utilisation. Il n’a aucun lien avec la brassière GPS et répond à un problème bien différent : les fortes chaleurs relevées à Miami, Dallas ou Monterrey, où le mercure dépasse régulièrement les 30°C pendant le tournoi.
Deux accessoires, deux fonctions, mais un même point commun : la haute performance moderne se joue de plus en plus sous le maillot, loin des projecteurs habituels braqués sur les vedettes du tournoi. Les joueurs ne sont d’ailleurs pas les seuls concernés : les arbitres eux-mêmes embarquent cette année leur lot de capteurs et de caméras.
Un rappel utile pour les jeunes talents qui découvrent cette Coupe du monde : la performance ne se joue plus seulement sur le terrain, elle se mesure aussi, en direct, à quelques centimètres de la peau.
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