Pour marquer en beauté cette rentrée 2026, DC Black Label lancera dès le 2 septembre Superman: The Stranger. C’est une mini-série en six numéros qui revient aux racines les plus humbles de l’Homme d’Acier.

Signée par le scénariste et dessinateur Wes Craig, accompagné du coloriste Jason Wordie, cette relecture des origines de Clark Kent se distingue par sa résonance avec les difficultés économiques actuelles. Car derrière le costume et la cape, c’est avant tout l’histoire d’un jeune homme qui doit tout reconstruire depuis le bas de l’échelle.
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Un Clark Kent embauché, mais pas comme prévu
L’action se déroule à Metropolis en 1938, en pleine récession économique. Dans le premier numéro, Clark Kent se présente à Perry White, rédacteur en chef du Daily Planet, pour décrocher un poste de journaliste. Son entretien se déroule pourtant bien : Perry reconnaît son potentiel et lui offre un retour honnête sur ses influences. Seulement, la réalité du terrain rattrape vite les ambitions du jeune homme. Le Daily Planet vient tout juste d’être racheté, et les nouveaux propriétaires imposent des vagues de licenciements. Embaucher Clark représenterait donc un risque trop important pour le journal.
Ainsi, plutôt que de repartir les mains vides, Clark accepte le seul poste disponible, celui d’assistant du concierge. Ce choix en dit long sur la philosophie de cette nouvelle série. Le fait est qu’elle refuse de faire de Superman un simple demi-dieu tombé du ciel pour privilégier une figure ancrée dans le quotidien des travailleurs.

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Une origin story qui colle à l’Histoire et à l’actualité
Ce virage scénaristique n’a rien d’un hasard. Wes Craig s’appuie directement sur la récession de 1937-1938, une période marquée par une flambée du chômage et des licenciements massifs aux États-Unis, en plein cœur de la Grande Dépression. En replaçant Clark Kent dans ce contexte, la série renoue avec l’esprit originel du personnage créé par Jerry Siegel et Joe Shuster en 1938. Pour rappel, c’était un Superman plus proche du peuple, davantage préoccupé par la justice sociale que par les menaces cosmiques.
Mieux encore, ce parti pris trouve un écho troublant avec notre époque. Entre les rachats d’entreprises, les plans de licenciements à répétition et les profils surqualifiés contraints d’accepter des postes bien en dessous de leurs compétences pour survivre, la situation de Clark Kent en 1938 ressemble étrangement à celle de nombreux travailleurs, journalistes y compris, en 2026. C’est d’ailleurs cette actualité du propos qui rend cette relecture aussi pertinente.
Superman ne suffit pas : Lois Lane entre en scène
Au-delà de son quotidien de concierge, Clark continue évidemment de combattre le crime sous les traits de Superman. Mais la série insiste sur les limites de cette action héroïque. En effet, les criminels qu’il arrête sont rapidement relâchés, tandis que les puissants continuent de s’enrichir en toute impunité. Autrement dit, Superman traite les symptômes du mal qui ronge Metropolis, sans jamais s’attaquer à ses racines
Et c’est là qu’intervient Lois Lane, présentée ici comme une reporter chevronnée déterminée à mettre en lumière les injustices que subissent les habitants les plus démunis de la ville. Sa présence pose une question centrale à toute la série.
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