Le film Peaky Blinders : L’immortel fait suite à la série culte qui se déroule durant la révolution industrielle, mais que sait-on ?

Il y a des séries qui s’achèvent, et puis il y a celles qui refusent de mourir, non par opportunisme industriel, mais parce que leur monde n’a pas fini de dialoguer avec le nôtre. Peaky Blinders appartient clairement à cette seconde catégorie. Que sait-on donc du film à venir après la série ?
Dans cet article :
Le film Peaky Blinders : à quelle date de sortie verra-t-on le film ?
Annoncé depuis plusieurs années, le film tiré de la série culte créée par Steven Knight ne relève pas d’un simple prolongement narratif, mais d’un déplacement : un changement d’échelle, de rythme, de respiration, presque de nature.
Ce qui se préparait jusque-là dans les ruelles noires de Birmingham va désormais s’inscrire dans un cadre bien plus vaste, celui de l’Europe en guerre, comme si l’histoire intime des Shelby devait fatalement se frotter à l’Histoire avec un grand H.
Le film, dont le titre officiel est Peaky Blinders : The Immortal (L’Immortel dans sa version française), est attendu pour mars 2026, avec une sortie en salles dans certains territoires avant une diffusion mondiale sur Netflix. Plus précisément, le 6 mars au cinéma et le 20 mars 2026 sur Netflix. Ce calendrier n’est pas anodin. Il marque une pause suffisamment longue pour que la série soit digérée, analysée, presque mythifiée, tout en laissant intacte une attente rarement retombée.

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De quoi parlera ce film Peaky Blinders ?
Depuis la fin de la saison 6, qui laissait Tommy Shelby dans un état de suspension morale et existentielle, ni mort ni sauvé, ni victorieux ni vaincu, la question n’était pas tant de savoir si l’univers allait revenir, mais sous quelle forme.
Steven Knight, resté maître à bord, a très tôt insisté sur un point : le film ne serait pas une saison 7 déguisée. Il s’agira d’un récit autonome, inscrit chronologiquement après la série, mais pensé comme une œuvre cinématographique à part entière, avec ses propres tensions, son propre souffle, et surtout une toile de fond radicalement différente.
L’action se situera pendant la Seconde Guerre mondiale. Un choix lourd de sens. Car Peaky Blinders a toujours été une série hantée par les conséquences de la guerre, par les traumatismes invisibles laissés par 14-18, par les hommes brisés qui tentent de reconstruire un ordre à partir du chaos.
Le film devrait explorer cette fatigue morale, ce moment où le mythe vacille, où l’homme qui a survécu à tout commence à comprendre que l’Histoire, elle, ne se négocie pas. Le titre L’Immortel résonne alors comme une ironie sombre, presque cruelle : qu’est-ce que l’immortalité quand tout ce qui faisait sens a déjà brûlé ?
Que sait-on globalement du casting ?
Cillian Murphy reprend évidemment son rôle, et il est difficile d’imaginer ce projet sans lui. Son Tommy Shelby n’est pas un héros classique, encore moins un gangster romantisé : c’est une figure tragique, presque antique, rongée par la lucidité, par la perte, par une forme d’intelligence qui l’empêche de croire encore au salut.
Autour de Cillian Murphy, le casting mêle retours familiers et nouvelles présences, dans un équilibre soigneusement calculé. Sophie Rundle, Stephen Graham, Ned Dennehy ou encore Packy Lee prolongent la continuité de la série, tandis que l’arrivée de comédiens comme Rebecca Ferguson, Barry Keoghan ou Tim Roth suggère un élargissement des enjeux, peut-être vers des sphères plus politiques, plus internationales, plus ambiguës encore.
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Un film qui devrait s’éloigner de la série sans la renier
Narrativement, le film devrait s’inscrire dans la droite ligne de la fin de la série, sans en annuler les conséquences. La disparition de Polly Gray, à la fois personnage central et absence irréparable, continuera de peser sur l’univers, même sans être incarnée à l’écran.
De la même manière, certaines figures majeures pourraient ne pas revenir, renforçant l’idée que le monde de Peaky Blinders avance, se transforme, perd des morceaux en route. Ce n’est pas un univers figé dans la nostalgie, mais un organisme vivant, soumis à l’érosion du temps et aux chocs de l’Histoire.
Sur le plan esthétique, le passage au cinéma promet une amplification plutôt qu’une rupture. La série était déjà profondément cinématographique, dans son usage de la musique contemporaine, dans ses cadres saturés de fumée, dans sa manière de filmer les corps comme des silhouettes presque mythologiques.
Le film devrait pousser cette logique plus loin, avec une mise en scène pensée pour le grand écran, des espaces plus vastes, des mouvements plus amples, sans renoncer à cette sensation d’écrasement permanent qui faisait la singularité de la série.
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