En 2026 sortira le film Hurlevent, une adaptation qui mettra en scène Margot Robbie et Jacob Elordi, mais que sait-on sur le film ?

Depuis quelques mois, un mot revient avec insistance dans les annonces cinéma, les rumeurs de casting et les attentes du public : gothique. Pas le gothique caricatural, mais celui qui parle de passions dévorantes, de paysages hostiles, de corps hantés par leurs désirs et leurs fantômes intérieurs.
Dans ce contexte, l’annonce d’un nouveau Hurlevent avec Margot Robbie et Jacob Elordi n’a rien d’anecdotique. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large, presque cyclique, où le cinéma semble vouloir replonger dans les grandes œuvres sombres, tourmentées, excessives, notamment après des années dominées par les franchises et le spectaculaire aseptisé.
Dans cet article :
Un retour du gothique au cinéma
Cette résurgence du gothique ne sort pas de nulle part. Ces derniers mois, Nosferatu de Robert Eggers a cristallisé énormément d’attentes, avec son esthétique radicale, son retour à un imaginaire vampirique plus inquiétant que séduisant, et sa volonté de renouer avec un cinéma de l’atmosphère, du malaise, du non-dit.
Dans le même temps, il y a aussi eu un nouveau Frankenstein, avec Jacob Elordi associé au projet, ce qui n’est pas anodin. On voit bien se dessiner une tendance : revenir aux monstres, mais des monstres intérieurs, aux figures tragiques, aux récits où l’amour, la violence et la solitude se confondent.

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Hurlevent : une adaptation arrive le 11 février 2026
Hurlevent s’inscrit parfaitement dans cette vague. Le roman d’Emily Brontë, publié en 1847, est l’un des textes les plus sombres et dérangeants de la littérature anglaise. Loin d’une simple histoire d’amour contrariée, c’est un récit de vengeance, d’obsession, de destruction mutuelle.
Heathcliff et Catherine ne sont pas des amants idéalisés, mais des êtres profondément abîmés, incapables de vivre ensemble comme de vivre séparément. Adapter Hurlevent, ce n’est donc jamais un choix neutre. C’est accepter de mettre en scène la cruauté, la brutalité émotionnelle, le refus de la rédemption facile.
Margot Robbie et Jacob Elordi dans les premiers rôles
Concernant le film à venir, les informations restent encore partielles, ce qui alimente évidemment les spéculations. Ce que l’on sait, c’est que Margot Robbie et Jacob Elordi sont annoncés dans les rôles principaux, très probablement Catherine Earnshaw et Heathcliff. Un duo qui intrigue.
Margot Robbie, souvent associée à des personnages flamboyants, ambigus, parfois excessifs, pourrait trouver dans Catherine un rôle à la hauteur de cette complexité. Catherine est un personnage qui refuse les compromis, qui se débat entre son amour viscéral pour Heathcliff et son désir d’élévation sociale, quitte à se trahir elle-même.
Jacob Elordi, de son côté, semble de plus en plus attiré par des figures sombres, violentes, presque mythologiques. Après des rôles marquants dans des récits où le corps et la domination jouent un rôle central, le voir incarner Heathcliff paraît presque logique. Heathcliff est un personnage brutal, opaque, façonné par le rejet, l’humiliation et la rage. Il n’est ni héroïque ni aimable, et c’est précisément ce qui rend son personnage fascinant. Ce choix de casting laisse penser que le film ne cherchera pas à lisser ou romantiser à outrance cette figure, mais pourrait au contraire assumer sa noirceur.

Un film porté par Emerald Fennell
Le projet serait porté par Emerald Fennell, réalisatrice déjà connue pour Promising Young Woman et Saltburn. Là encore, le choix est loin d’être anodin. Emerald Fennell s’intéresse souvent aux rapports de pouvoir, aux dynamiques toxiques, à la violence sociale et intime.
Son regard pourrait apporter une lecture contemporaine de Hurlevent, sans nécessairement trahir le texte original. Il ne s’agirait pas de moderniser l’histoire dans son contexte, mais plutôt dans sa manière de montrer les corps, les désirs, la cruauté des relations.
Pour l’instant, peu d’éléments ont filtré sur l’esthétique précise du film, mais beaucoup s’attendent à une approche visuelle très marquée, notamment dans les paysages. Les landes du Yorkshire, presque un personnage à part entière dans le roman, jouent un rôle fondamental. Elles symbolisent l’isolement, la sauvagerie, l’impossibilité de l’apaisement. Un Hurlevent réussi ne peut pas faire l’économie de cette nature hostile, battue par le vent, qui reflète l’état intérieur des personnages.

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Ce n’est pas la première adaptation du roman
Ce ne serait évidemment pas la première adaptation de Hurlevent. Le roman a été porté à l’écran de nombreuses fois, avec des approches très différentes. La version de 1939, avec Laurence Olivier et Merle Oberon, reste l’une des plus célèbres, bien qu’elle édulcore largement la violence du texte original.
Plus tard, d’autres adaptations ont tenté de se rapprocher davantage du roman, notamment celle de 1992 avec Ralph Fiennes et Juliette Binoche, qui mettait davantage l’accent sur la brutalité de Heathcliff et la dimension tragique de Catherine.
Il existe aussi des adaptations plus libres, parfois transposées dans d’autres contextes, d’autres époques, preuve que Hurlevent est une œuvre malléable, presque intemporelle. Par exemple, la version avec Kaya Scodelario.
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Margot Robbie : une nouvelle vision de Catherine ?
À chaque génération, le roman est relu à la lumière de nouvelles sensibilités. Aujourd’hui, à l’heure où les relations toxiques, les dynamiques de pouvoir et la violence émotionnelle sont davantage analysées et nommées, Hurlevent trouve un écho particulier. Il ne s’agit plus seulement d’un drame romantique, mais d’un récit sur les dégâts de la domination sociale, du rejet, et de l’incapacité à aimer sans détruire.
La présence de Margot Robbie dans le projet attire aussi l’attention sur la place de Catherine, souvent réduite, dans certaines adaptations, à une héroïne capricieuse ou hystérique. Or, Catherine est avant tout une femme prise dans un système de classes rigide, qui comprend très tôt que l’amour ne suffit pas à survivre socialement. Ce tiraillement, profondément moderne, pourrait être l’un des axes forts du film, notamment si la réalisation choisit de ne pas la juger moralement.
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