Le rapport Check Point 2025 est tombé. La France a été le deuxième pays d’Europe le plus ciblé par les cyberattaques. De nouvelles menaces ont été déployées, avec le gouvernement comme cible principale.

En 2025, la France a fait face à un déferlement de cyberattaques. Diverses organisations ont été touchées et ont vu leurs données être exposées sur le web. Le rapport annuel de Check Point nous offre un paysage sur cette année 2025 dans le domaine de la cybersécurité. La France a notamment subi 13 % des cyberattaques qui ont touché le continent en 2025. Cette position est principalement due à son soutien à l’Ukraine, mais également en raison de la transformation numérique et de sa géopolitique.
Elle arrive deuxième derrière le Royaume-Uni qui a subi 17% de ces attaques. L’Allemagne arrive en troisième position avec 13 % aussi.
Dans cet article :
De nouveaux types d’attaques privilégiés pour plus de dégâts
Le paysage des cybermenaces a connu une transformation importante en 2025. Les types d’attaques les plus déployés en 2024 ont connu une régression en 2025, au profit de nouvelles armes.
En 2025, les attaques par déni de service, communément appelées DDos ont constitué près de la moitié des incidents dont l’Europe a été victime, environ 47 % de toutes les attaques. Et plus intéressant encore, c’est que ces « opérations axées sur la perturbation sont plus rapides à exécuter et plus faciles à déployer à grande échelle que les intrusions prolongées », selon Check Point. Selon le rapport, cette tendance devrait continuer en 2026, car ces attaques sont de plus en plus assistées par l’intelligence artificielle.

Google avait notamment révélé que la capacité de réflexion de Gemini 3 Pro est souvent détournée pour des cyberattaques. Anthropic avait également révélé avoir détecté comment son IA Claude avait été détournée pour coordonner et documentée une cyberattaque à grande échelle. Tout cela laisse croire que les incidents s’accélèrent à mesure que les recherches en IA avancent.
Par ailleurs, le défacement est devenu en 2025 le deuxième type d’attaque le plus privilégié par les cybercriminels. Ce dernier consiste à modifier le design d’un site web (souvent la page d’accueil) pour induire en erreur. Il a constitué 22 % des attaques déployées.
En revanche, les attaques par ransomware et intrusion avec vol de données ont grandement chuté. Elles sont passées respectivement de 35 à 16 % et de 37 à 12 %. À mesure que l’humain s’éduque et prend des précautions, les cybermenaces baissent.
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Le gouvernement et ses institutions : cible privilégiée des cybercriminels
C’est le gouvernement et ses institutions qui ont été les cibles privilégiées des hackers en 2025. Ils ont concentré 22 % des attaques, sans doute en raison de leur importance stratégique et peut-être en raison de la vulnérabilité de leurs systèmes. Rappelons que l’intrusion au ministère de l’Intérieur en décembre avait été l’œuvre d’un hackeur de 22 ans.
Le gouvernement est directement suivi par le secteur des services aux entreprises. Frappés par 18% des attaques, ils ont essentiellement été ciblés en raison de leur importance dans les chaînes d’approvisionnement.

Le podium est complété par le commerce au détail. 15 % des attaques ont touché le retail. Ceci avait conduit à l’exposition des bases de données et la perturbation des systèmes de paiement.
Selon le rapport de Check Point, la majorité des attaques en France a été l’œuvre de hackeurs pro-russes. Le collectif Noname057(16) a augmenté ses attaques de 411 % par rapport à 2024 et s’est essentiellement illustré dans les campagnes DDos en direction du gouvernement et des médias. Keymous+ s’est aussi distingué en ciblant les secteurs éducatif, transport et santé. Les deux groupes opèrent via Telegram, d’après le rapport de Check Point.
Enfin, il y a eu également de nouveaux acteurs, dont Chinafans, Qilin – qui s’est signalé côté ransomware – et le groupe Mr. Hamza, d’origine marocaine..
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