Une nouvelle forme d’arnaque fait encore des victimes en France. On la désigne par l’arnaque à la mule. Tout part d’une erreur qui ne vient pas de vous.

L’information va vite et très vite. Mais cela ne suffit toujours pas, car il permet aussi aux cybercriminels de se réinventer rapidement. La dernière arnaque bancaire qui frappe en France est appelée « l’arnaque à la mule ». Elle repose sur une technique plutôt méconnue et n’a nullement l’air d’une fraude à première vue.
Dans cet article :
L’arnaque à la mule : comment ça marche ?
Selon les rapports de BFM TV, l’arnaque à la mule est une technique d’arnaque venue des États-Unis, déjà répandue en Afrique, mais relativement nouvelle en France. Elle doit son nom aux mules très utilisées par les narcotrafiquants pour transporter de la drogue à travers les frontières. Ils devraient s’arranger pour avaler des poches d’une variété de substances. Mais dans le cas de cette arnaque, ces mules leur permettent de faire du blanchiment d’argent.
Dans les faits, le criminel identifie sa cible, s’arrange d’avoir des informations à son sujet : notamment un compte bancaire ou tout portefeuille numérique sur lequel il peut faire un transfert, son numéro de téléphone ou un moyen de prendre contact avec ladite cible. Ensuite, il fait le dépôt d’une somme d’ environ une centaine d’euros et prend contact avec la victime, lui expliquer qu’il s’est trompé durant son transfert et la supplie de lui renvoyer son argent. Le problème, c’est que la somme indiquée n’a plus la même traçabilité dès que la victime retourne sur son compte cible.
VOIR AUSSI : Cette arnaque téléphonique se propage en France : ne rappelez surtout pas ce type de numéro
Il est toujours possible d’éviter d’en être victime
Cette technique fait partie de celles qui ont fait bondir le taux d’arnaque en France en 2025. Les journaux locaux citent notamment le témoignage d’une française de 50 ans qui aurait obtenu une somme de 230 euros via un transfert Paylib. Depuis, le criminel le harcèle pour lui renvoyer son argent. Malgré les multiples pressions, sa banque lui a demandé de ne jamais céder. Et même si reste de marbre face à la pression constante de son interlocuteur, il n’empêche qu’elle est harcelée.
Comment alors empêcher d’en arriver là ? La meilleure solution est d’éviter de partager ses identifiants bancaires, même pas avec sa banque. Évitez aussi de cliquer sur des liens douteux, cachés dans les campagnes de phishing, pour soutirer des informations confidentielles.
Par ailleurs, cette prudence ne suffit toujours pas. À la suite de piratage, il arrive que des bases de données d’entreprise, dont des informations personnelles de clients, tombent dans les mains de criminels. Dans ce cas, l’idéal est de rapporter toute demande suspecte et de signaler tout comportement douteux à votre banque.
Enfin, évitez d’accorder votre confiance à des personnes qui appellent en urgence. Cherchez toujours confirmation qu’il s’agit de la personne à laquelle vous pensez. Ce qui hier était impossible est aussi possible avec l’intelligence artificielle.
BuzzWebzine est un média indépendant. Soutiens-nous en nous ajoutant à tes favoris sur Google Actualités :






