Tim Burton est un artiste qui se livre beaucoup dans ses films, voici donc ce qu’ils dévoilent de son passé.

Tim Burton est « un vrai artiste », disait Johnny Depp, qui a joué de nombreux rôles pour le réalisateur. Artistiquement singulier depuis son enfance, en commençant par le dessin et vers l’animation, Tim Burton a toujours cultivé un style particulier et bien à lui, reconnaissable.
D’ailleurs, beaucoup de ses films semblent converger et parfois même se suivent, avec des sujets parfois similaires ou des thèmes qui reviennent. Et, justement, Burton a intégré beaucoup de son enfance et de sa vie personnelle dans ses œuvres. Voici ce que nous avons trouvé.
Dans cet article :
La figure du père autoritaire, mais secrètement admiratif
Burton intègre souvent une figure paternelle soit fantasque, soit autoritaire. Par exemple dans Big Fish ou dans Alice au Pays des Merveilles (papa d’Alice) qui sont des figures fantasques et rêveuses qui ne voient pas de limite entre le rêve et la réalité, chose qui est adulée par Burton.
Et, d’un autre côté, nous avons souvent l’image du papa qui essaie de restreindre la différence de son fils, autoritaire. Par exemple dans Charlie et la Chocolaterie. Le papa dentiste de Willy Wonka lui interdit sa passion, le chocolat. Mais, secrètement, il le soutient car nous apprenons qu’il a gardé tous les journaux qui parlaient de lui.

Pareil dans Alice au pays des merveilles, second volet. Le père du Chapelier (d’ailleurs Chapelier et Wonka sont interprétés par Depp) a une approche de la conception de chapeaux très classique et veut restreindre la créativité loufoque de son fils.
Sauf qu’en réalité, sous cette figure autoritaire, il y a un papa qui a gardé pendant de nombreuses années de premier chapeau avant-gardiste de son fils, qu’il avait alors critiqué, mais qu’il a finalement gardé précieusement.
On peut imaginer qu’il y a donc là une représentation de l’enfance de Burton. Son père, Bill Burton, était peut-être comme cela à ses yeux. On peut imaginer qu’il ne soutenait pas ouvertement le côté excentrique de son fils, mais uniquement intérieurement.
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Son chien qui a disparu
Nous avons souvent l’image d’un chien qui a disparu ou qui meurt. Il faut savoir qu’enfant, Tim Burton avait un chien qui s’appelait Pepe. Il aimait beaucoup ce chien et c’était l’un de ses seuls amis.
On peut imaginer que cette facette est revenue dans plusieurs de ses œuvres comme dans Frankenweenie ou dans Edward aux mains d’argent (Edward partage un moment de complicité avec un chien, alors son seul soutien à ce moment). Mais aussi dans Les Noces funèbres avec le chien de Viktor, et dans L’Étrange Noël de monsieur Jack, avec le chien de Jack.

Le créateur et sa création
Depuis jeune, Burton était fasciné par l’histoire gothique de Frankenstein. Ainsi, il a fait plusieurs fois des références à un créateur fou qui a créé un humain de toute pièce. Par exemple dans le court métrage Vincent, dans Edward aux mains d’argent (créateur d’Edward), dans L’Étrange Noël de monsieur Jack (créateur de Sally). Finalement, il se voyait peut-être comme un savant fou, lui-même, accouchant et créant ses pires monstres et ses plus belles œuvres.
La fantasquerie et sa différence
Nous savons que Tim Burton a été engagé par Disney au début, car très prometteur. Cependant, ses illustrations étaient très sombres pour des enfants. Il est donc parti de chez Disney. Tout au long de sa carrière, sa différence et son côté fantasque ont été adulés mais aussi critiqués. Finalement, beaucoup de ses propres personnages reprennent cette facette du héros hors des normes, à la fois fascinant et fuit comme la peste.

La ville de Burbank
La ville de Burbank est le lieu où a grandi Burton. Une petite ville ennuyeuse de son point de vue, avec des résidences qui se ressemblent et des voisins indiscrets. Finalement, il va reprendre ce code visuel dans plusieurs œuvres et notamment dans Edward aux mains d’argent, dont la ville qui accueille Edward ressemble beaucoup à Burbank.

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Son admiration pour Vincent Price
Vincent Price est une figure d’admiration pour Burton. Dans son film Vincent, son personnage veut justement devenir Vincent Price. Finalement, Price va même jouer dans Edward aux mains d’argent en jouant… un savant fou !

Monsieur Jack, un personnage qui le suivait
Alors, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, il n’a pas vraiment réalisé L’Étrange Noël de monsieur Jack. Néanmoins, il est le créateur des illustrations. Jack, en l’occurrence, est un personnage qu’il dessinait déjà quand il était plus jeune. Il a décidé de garder ce personnage jusqu’à faire un film dédié.
Les femmes de sa vie parmi ses acteurs préférés
Parmi les acteurs préférés de Tim Burton, qui reviennent souvent dans ses films, il y a Eva Green, ou encore Anne Hathaway, Johnny Depp, Winona Ryder. Mais, il y a aussi certaines femmes qui ont partagé sa vie amoureuse comme Lisa Marie qui a joué dans Sleepy Hollow, Ed Wood et Mars Attacks.
Mais aussi Helena Bonham Carter qui a joué dans La Planète des singes, Charlie et la Chocolaterie, Big Fish, Les Noces funèbres, Alice au pays des merveilles ou encore Sweeney Todd et Dark Shadows.

Il y a peut-être d’autres références. Si vous en voyez, n’hésitez surtout pas à compléter cette analyse en commentaires.
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