Alice : Madness Returns est un jeu un peu différent de la norme, entre surréalisme et horreur, voici ce qui vous attend.

Dans cet article :
Alice Madness Returns, un jeu de 2011 mais qui semble hors du temps
Le jeu Alice Madness Returns est un jeu qui a plus de dix ans, mais qui semble ne pas subir les ravages du temps. Alors que les graphismes de la plupart des jeux actuels s’améliorent jusqu’à frôler la réalité, ce jeu signéElectronic Arts, Spicy Horse et American McGee peut apparaître comme rétrograde mais ces graphismes collent parfaitement avec le genre du jeu et son thème, entre surréalisme, horreur, dérangeant et folie.
Un jeu hors du temps que nous avons beaucoup apprécié jouer, laissez-nous donc vous le présenter. Alice : Madness Returns, ou Alice : Retour au pays de la folie en VF, est un jeu actuellement proposé très peu cher sur Steam. Il était sorti initialement sur PC, PS3 et Xbox 360.
Il est sorti en juin 2011 et il est une suite directe du jeu American McGee’s Alice sorti en 2000. Et, évidemment, c’est une adaptation bien plus horrifique et dérangeante, réécrite de bout en bout, des livres de l’univers de Lewis Carroll : Aventures d’Alice au pays des merveilles et de De l’autre côté du miroir.

De quoi parle ce jeu inspiré d’Alice au pays des merveilles ?
Grâce à l’Unreal Engine 3, les développeurs ont créé une nouvelle écriture de l’histoire d’Alice au Pays des merveilles en imaginant une Alice Liddell, soit la vraie Alice dont l’écrivain s’est inspiré pour son conte onirique et absurde.
Cette Alice Liddell évolue dans un Londres victorien. Elle est orpheline et a perdu sa famille dans un terrible incendie. Désormais, la jeune femme vit dans un orphelinat un peu délabré, dans un Londres sombre, brumeux et pauvre.
Alice, traumatisée par la disparition de sa famille dans un incendie, est un personnage qui a internalisé ses traumatismes et dont le cerveau a oublié une partie des événements pour se protéger.
Mais, lorsque Alice se retrouve confronté dans le monde réel à des événements qui rappellent cet incendie, elle s’évanouit et tombe dans le pays des merveilles, un lieu mental (enfin, peut-être, comme dans les livres, on ne sait pas si le pays des merveilles est réel ou non) qui reprend de nombreux éléments de ses traumatismes.

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Rassembler des fragments de souvenirs dans un pays des merveilles corrompu
L’objectif d’Alice ? Rassembler des fragments de souvenirs dans le monde des merveilles pour reconstituer ses souvenirs oubliés de cet événement traumatisant.
Un événement mystérieux, puisque, comme Alice, nous ne savons pas vraiment ce qu’il s’est passé non plus. Nous avons même, dès le début, cette désagréable sensation que c’est Alice, elle-même, qui a provoqué cet incendie.
Au fil des souvenirs retrouvés, le jeu dépeint un monde cruel, un univers familial et une psyché totalement détruite. La cruauté du monde apparait comme quelque chose qu’Alice veut enfouir et éviter. C’est pour cette raison qu’elle a enfoui ses traumatismes dans des fragments de souvenirs et de petits éléments disséminés dans le monde des merveilles.
Nous passons très peu de temps dans le monde réel et nous jouons donc principalement dans le monde des merveilles dans ce jeu. Vous pouvez choisir entre la vue du ciel ou le point de vue d’Alice.
Mais, à chaque fois qu’Alice tombe dans le pays des merveilles et change de « biotope » (il y en a plusieurs, par exemple, un monde sous l’eau, un monde de glace, etc), Alice change de tenue, toujours dans un style Alice au pays des merveille mais gothique. Donc le point de vue du ciel est plus agréable.
Lorsque Alice tombe dans le pays des merveilles, elle a donc la mission de retrouver des souvenirs sous la forme de fragments cachés dans le monde des merveilles. Pour trouver ces fragments, elle va se déplacer dans le monde des merveilles et accomplir d’autres missions dans un monde des merveilles corrompu.
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De nombreux éléments repris des livres de Lewis Carroll
Nous retrouvons de très nombreux éléments de l’univers de Lewis Carroll (et non des autres adaptations moins fidèles comme celles de Tim Burton).
Par exemple, l’histoire du moulin à poivre et du museau de porc, la fameuse robe bleue et blanche d’Alice, la chenille qui fume, le chat au sourire dérangeant (qui est d’ailleurs notre guide dans le jeu), la reine rouge, la souris, le lapin blanc, le loir, les théières, le jeu d’échec avec des dalles noires et blanches, et beaucoup d’autres éléments qui viennent directement des livres. Nous avons notamment différents personnages comme le Chapelier Fou, Twideuldeum et Twideuldie, la fausse tortue, etc.
Notre avis sur le jeu Alice : Madness Returns
Donc, voici maintenant notre avis sur le jeu, sans spoilers, entre points positifs et points négatifs. Évidemment, c’est totalement subjectif !
| ✅ Points positifs du jeu | ❌ Points négatifs du jeu |
|---|---|
| Nous avons adoré tous les éléments des livres de Lewis Carroll qui sont repris subtilement dans le monde des merveilles. Nous y retrouvons beaucoup de détails issus des livres, comme la théière, le chat, le Chapelier, le jeu d’échec, les miroirs, etc. C’est un jeu très symbolique à la fois parce qu’il reprend des éléments des livres subtilement, mais aussi car il intègre subtilement des éléments des traumatismes d’Alice dans les décors du pays des merveilles. | Beaucoup de jeux ont le même principe, mais la sauvegarde se fait par paliers. Sauf que si vous mourrez entre deux sauvegardes, c’est un peu chiant car vous devez tout recommander à partir d’un point parfois très éloigné. Cela peut être dérangeant pour certains. |
| Le jeu est à la fois un jeu de combat, de tir et de plateformes, il y a donc une belle variation des plaisirs. On doit combattre des ennemis horrifiques au corps à corps ou à distance avec des armes comme un cheval à bascule, un moulin à poivre, un grand couteau. Et, pour accéder aux différents lieux, aux souvenirs, ou aux dents (qui sont une sorte de monnaie qui permet d’améliorer vos armes), vous devez sauter sur des plateformes, planer, vous rapetisser (comme dans les livres), et essayer de ne pas tomber ! | |
| Les graphismes. Même s’ils paraissent datés, ils collent parfaitement au style du jeu, donc entre horreur et surréalisme. Le graphisme daté va justement très bien avec le thème et le genre. |
Pour conclure, c’est un jeu que nous conseillons totalement si vous aimez les univers dérangeants et les jeux de plateformes. Alors, vous comptez jouer à ce jeu bien qu’il date de 2011 ? Et si vous y avez joué, qu’en avez-vous pensé ?
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