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    BuzzWebzine » Psychologie » Qu’est-ce que la déréalisation et comment l’expliquer à ses proches ?

    Qu’est-ce que la déréalisation et comment l’expliquer à ses proches ?

    Fanny JacobPar Fanny Jacob15 décembre 20256 MinutesAucun commentaire
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    La déréalisation et la dépersonnalisation sont des expériences difficiles, mais comment l’expliquer à ses proches ?

    derealisation

    La déréalisation est un mot qui fait peur. Il sonne médical, presque ésotérique, alors qu’il désigne quelque chose d’étonnamment commun : cette impression que le monde autour de soi devient étrange, lointain, “pas tout à fait réel”. Comme si l’on observait sa vie à travers une vitre légèrement opaque. C’est un trouble du ressenti, pas de la raison. Le décor paraît faux, mais on sait qu’il est vrai. La nuance est capitale. Elle sauve du malentendu.

    La déréalisation : qu’est-ce que c’est exactement ?

    Ce phénomène touche beaucoup plus de monde qu’on ne le croit. Les études estiment qu’environ 50 à 70 % des individus vivront au moins un épisode de dépersonnalisation ou de déréalisation dans leur vie. Une minute, une heure, parfois plus.

    La majorité récupère vite. D’autres plongent dans des épisodes plus longs, souvent liés à un contexte anxieux, traumatique ou épuisant. Et c’est là que les proches décrochent. Ils ne comprennent pas, et ils pensent que c’est de “l’imagination”, un caprice, voire les prémices d’une folie. C’est faux. Et c’est injuste.

    Pour expliquer la déréalisation à quelqu’un, il faut d’abord la démystifier. C’est un mécanisme de défense du cerveau.

    C’est un peu comme un bouton de sécurité. Une sorte de déconnexion temporaire pour éviter la surcharge interne. Quand l’anxiété chronique, le stress prolongé ou un traumatisme deviennent trop envahissants, le cerveau fait ce qu’il sait faire de mieux : protéger. Il débranche les émotions trop fortes et réduit l’intensité du monde extérieur. Comme un fusible qui saute pour éviter l’incendie.

    Imaginez un ordinateur qui surchauffe : il diminue sa puissance, ferme des programmes, réduit les performances graphiques. Ce n’est pas une défaillance totale. C’est un système de survie. Le cerveau fonctionne pareil.

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    VOIR AUSSI : 10 symptômes insoupçonnés de l’anxiété dont on parle très peu

    Dépersonnalisation et déréalisation : quelle différence ?

    Ce sentiment d’irréalité apparaît souvent dans les périodes de stress extrême, d’hypervigilance, de fatigue accumulée, de manque de sommeil, ou après un choc émotionnel. Elle accompagne aussi certains troubles : anxiété généralisée, attaques de panique, trouble borderline, burn-out, dépression sévère, état de stress post-traumatique.

    La dépersonnalisation, elle, est la sensation de ne plus être soi. La déréalisation, c’est la sensation que le monde n’est plus lui.

    Les deux peuvent se mélanger, se relayer, se nourrir. Mais elles gardent ce point commun : elles ne sont pas psychotiques. La personne sait parfaitement que tout est réel. Elle ressent juste l’inverse.

    Pour les proches, cela semble incompréhensible. Pour celui qui le vit, c’est déroutant, parfois terrifiant. Le cerveau fonctionne normalement, mais la perception est déformée. Les couleurs paraissent fades ou trop vives. Les sons semblent étouffés, lointains. Le temps paraît ralentir ou s’accélérer. Les conversations semblent flotter. Le corps réagit mécaniquement, mais l’esprit semble ailleurs. On marche, on parle, on répond, mais avec une sorte de décalage invisible.

    Certains décrivent la déréalisation comme un rêve éveillé. D’autres comme une scène de film sans le son. D’autres encore comme un décor carton-pâte. Chaque expérience est unique. Mais toutes ont en commun ce sentiment d’être “débranché”.

    Expliquer ce phénomène à ses proches : comment faire ?

    L’expliquer à ses proches demande du courage. Surtout parce que beaucoup ne comprennent pas la différence entre un symptôme dissociatif et un trouble psychotique. Le premier est une réaction à la surcharge émotionnelle. Le second est une rupture avec la réalité. Rien à voir. C’est un mécanisme d’adaptation. Ce malentendu peut blesser, isoler, et ajouter une couche d’anxiété à quelqu’un qui n’en a vraiment pas besoin.

    Alors comment faire comprendre ? Par analogie. On peut dire : “Imagine que tu conduis et que tu entres dans un épais brouillard. Tu vois toujours la route, mais chaque repère devient flou, tu sais que rien n’a changé. Tu sais que tu es là. Mais tout paraît faux. Eh bien, la déréalisation, c’est ce brouillard-là. Sauf que ça arrive dans la vie quotidienne, pas sur l’autoroute.”

    Ou encore : “Tu sais quand tu te réveilles d’un rêve très réaliste et que, pendant trente secondes, tu n’es pas sûr d’être complètement réveillé ? La déréalisation, c’est ce moment-là, mais en plus long.”

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    VOIR AUSSI : L’hyperventilation, la responsable des crises de panique

    Connaître la cause de sa déréalisation

    Parler d’analogie rassure. Ça évite les explications trop abstraites. Ça évite la peur. Et ça rend visible quelque chose d’invisible. Mais il faut aussi expliquer la cause. Beaucoup pensent que c’est un signe de faiblesse ou une perte de contrôle. Pas du tout. C’est l’inverse. C’est le cerveau qui maintient le contrôle en retirant temporairement l’intensité du monde.

    L’anxiété chronique est l’un des plus grands déclencheurs. Quand le système nerveux fonctionne en mode “alerte” trop longtemps, il finit par compenser. Le cortisol augmente, l’adrénaline circule en continu, le corps ignore la fatigue, et l’esprit finit par se protéger en se déconnectant légèrement de la réalité.

    Ce n’est pas dangereux en soi, mais c’est épuisant. Et lorsque la personne tente d’expliquer cela, elle a souvent peur qu’on la juge. Qu’on dise “c’est dans ta tête”. Oui, justement. C’est dans la tête, comme toute réaction neurologique, comme toute émotion, comme toute perception.

    Dire à un proche qu’on vit un épisode dissociatif, c’est déjà une preuve de confiance. Il faut que ça soit reçu comme tel. Autre élément important : la déréalisation ne dit rien de l’intelligence, ni de la volonté, ni de la santé mentale globale.

    Beaucoup de personnes brillantes, sensibles, créatives, vivent des épisodes dissociatifs lors de périodes de surcharge. Des avocats, des étudiants, des artistes, des infirmiers, des parents exténués. Ce n’est pas un bug de personnalité. C’est une réaction biologique à un excès émotionnel.

    depersonnalisation

    Alors comment en parler concrètement ?

    • Première étape : décrire ce que l’on ressent, pas ce que l’on craint. “Je ressens que tout semble flou” est plus clair que “j’ai l’impression de devenir folle”. Les proches peuvent comprendre l’un. L’autre fait peur inutilement.
    • Deuxième étape : expliquer le mécanisme. “Quand je suis trop stressé(e), mon cerveau se protège en diminuant la sensation de réalité.” Une phrase simple. Compréhensible. Elle ouvre un dialogue.
    • Troisième étape : poser des limites. La déréalisation est déjà une surcharge interne. Avoir à rassurer les proches en plus peut devenir épuisant. Dire : “J’ai juste besoin que tu sois là sans minimiser” peut sauver énormément de tensions.
    • Enfin, rassurer : “Ce n’est pas dangereux. Ce n’est pas un délire. Ça va passer.” Parfois, ce message n’est pas pour le proche. Il est pour soi.

    N’hésitez pas à nous donner vos témoignages en commentaires.

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    Fanny Jacob

    Rédactrice spécialisée dans la culture, la psycho, les animaux et dans l'étrange !

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