Faux mails ANTAI : apprenez à repérer les arnaques aux fausses contraventions avant de tomber dans le piège. Voici les bons réflexes à adopter.

Depuis plusieurs mois, une vague d’arnaques vise les automobilistes français. Le scénario est bien rodé : vous recevez un mail prétendant venir de l’ANTAI, vous signalant une infraction et vous invitant à régler votre amende. Le tout semble crédible, logos officiels, ton administratif, lien vers un « dossier ». Pourtant, c’est une escroquerie, et les victimes se comptent par centaines. D’autant plus que l’Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions envoie désormais certains vrais PV par email… Un flou qui complique encore plus la distinction entre vrai et faux.
Alors, comment reconnaître une vraie contravention numérique d’un piège bien ficelé ? Voici les signes qui ne trompent pas… et les erreurs à ne pas commettre.
Dans cet article :
Les escrocs surfent sur la digitalisation des amendes
Depuis quelque temps, les arnaques aux fausses contraventions explosent. Avec la dématérialisation des démarches administratives, les escrocs redoublent d’ingéniosité pour piéger les automobilistes.
Ces messages frauduleux imitent à la perfection les courriels officiels :
- Adresse d’expéditeur ressemblante
- Mise en page identique à celle des vraies notifications
- Logos de l’État et ton impersonnel très crédible
Le problème ? L’ANTAI envoie bel et bien certains avis par email, dans des cas précis. Résultat : même les automobilistes les plus prudents ne savent plus quoi penser.

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Rappel : quand une vraie amende peut-elle arriver par mail ?
L’ANTAI a commencé à envoyer des contraventions par mail dans les cas suivants :
- Après une désignation de conducteur (par un employeur, un loueur ou un proche)
- Lors d’un contrôle routier avec interception
- Si votre adresse email figure dans le fichier SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules)
Ce sont les seules situations où vous pouvez légalement recevoir un vrai avis de contravention numérique.
Mais attention, les courriers restent encore majoritaires. L’envoi par email reste marginal, ce qui rend les tentatives d’arnaques d’autant plus efficaces.
Les bons réflexes pour ne pas se faire piéger
Avant de cliquer dans un mail évoquant une amende, prenez quelques secondes pour vérifier ces points essentiels.
1. L’adresse de l’expéditeur est-elle bien officielle ?
✅ [email protected]
❌ Toute autre adresse (y compris avec des tirets, fautes ou noms de domaine suspects) est frauduleuse.
2. Le lien dans le mail vous renvoie-t-il vers un site officiel ?
Le seul site de consultation des amendes est :
➡️ https://usagers.antai.gouv.fr/
Passez la souris sur le bouton ou lien avant de cliquer. S’il vous redirige ailleurs (adresse bizarre, orthographe douteuse), fermez immédiatement la page.

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3. Le contenu du mail est-il personnalisé ?
Un vrai mail :
- Affiche vos nom et prénom exacts
- Ne demande jamais vos coordonnées bancaires dans le corps du message
- Ne vous met jamais la pression avec une menace immédiate de majoration sous 24 h
L’ANTAI n’envoie JAMAIS de SMS : fuyez-les tous
C’est une règle simple, mais vitale : l’ANTAI ne vous contactera jamais par SMS.
Si vous recevez un message texte vous alertant d’un « retard de paiement » ou d’une « amende impayée », avec un lien pour payer, il s’agit d’une escroquerie à 100 %.
Ne faites jamais ceci :
- Ne cliquez pas sur le lien contenu dans un SMS
- Ne répondez pas au message
- Ne communiquez aucune information personnelle (CB, numéro de permis, etc.)
Les escrocs utilisent massivement les SMS pour piéger les conducteurs, surtout en début ou fin de mois, quand les gens sont plus susceptibles d’être stressés ou pressés.

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Que faire si vous avez cliqué ou payé une fausse amende ?
Si vous êtes tombé dans le panneau, pas de panique. Il existe une procédure à suivre pour limiter les dégâts :
- Contactez immédiatement votre banque pour faire opposition et contester le paiement.
- Déposez plainte au commissariat, à la gendarmerie ou directement auprès du procureur de la République.
- Rassemblez toutes les preuves : capture d’écran du mail ou SMS, adresse du faux site, etc.
- Signalez l’escroquerie sur la plateforme officielle : www.internet-signalement.gouv.fr
- En cas de phishing par SMS, transférez le message au 33700, la plateforme dédiée aux spams vocaux et SMS.
- Si vous avez communiqué votre CB, vous pouvez aussi alerter la plateforme Perceval de la gendarmerie nationale.
En résumé : prudence avant tout
Les arnaques à la fausse contravention se multiplient, et elles jouent sur la confusion entre vrais et faux mails. Pour éviter de tomber dans le piège :
- Mémorisez les adresses officielles
- Ne cliquez jamais dans un SMS ou mail suspect
- Ne payez jamais sans avoir vérifié l’URL
- Restez vigilant, même si le message semble « officiel »
En cas de doute, rendez-vous directement sur le site www.antai.gouv.fr. Et surtout, ne laissez pas la peur d’une majoration vous pousser à cliquer trop vite : c’est exactement ce que recherchent les arnaqueurs.
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